[Vidéo] L'Argentine supprime les taxes sur les exportations céréalières

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[Vidéo] L'Argentine supprime les taxes sur les exportations céréalières

L'Argentine a confirmé lundi la suppression d'une taxe sur les exportations de céréales et la diminution de celle pesant sur le soja, dont le pays sud-américain est un des premiers producteurs mondiaux.

C'est la première annonce économique du nouveau président argentin Mauricio Macri, un libéral de centre-droit, qui a promis de libéraliser la 3e économie d'Amérique latine, après les mesures protectionnistes des années Kirchner.

"Les prélèvements sur le blé, le maïs et le sorgho seront nulles et pour le soja, ils passeront de 35% à 30%", a précisé à la presse le ministre argentin de l'Agriculture, Ricardo Buryaile. L'application de cette taxe en 2008 avait déclenché de grandes manifestations des agriculteurs contre le gouvernement de la présidente de gauche Cristina Kirchner, qui a quitté le pouvoir la semaine dernière.

Les exports de blé argentins pourraient donc augmenter et venir concurrencer l’origine française. Dans sa dernière lettre de conjoncture, FranceAgriMer disait d’ailleurs redouter « un afflux de blé et de maïs en provenance d’Argentine, et à des prix particulièrement compétitifs ». D’après l’Office national, les exportateurs ont déjà en leur possession des volumes, acquis à faible prix, prêt à placer sur le marché mondial. Les producteurs, de leur côté, seraient également sur le point de bénéficier de prix d’achat qui ne seront plus minorés de la valeur de la taxe ; ils devraient, par conséquent, se montrer plus enclins à se séparer de leurs récoltes.

Des craintes qui semblent déjà se justifier puisque dans son dernier appel d’offres, l’Algérie contractualisait pour 800.000 t de blé,  en majorité en blé français mais aussi quelques bateaux argentins.

Fluidifier le marché

« Il y a là un possible choc d’offre, dont les producteurs et les exportateurs du reste du monde se seraient bien passés » précise FranceAgriMer.

En effet, le mois de novembre n’a pas apporté d’élément de soutien majeur aux prix mondiaux des céréales, qui ont, dans leur ensemble, décroché, tant par rapport au mois précédent que rapportés à l’an dernier.

Parmi les facteurs baissiers pour les blés: l’amélioration sensible de l’état des cultures d’hiver dans l’hémisphère nord, notamment en Russie ; la possibilité pour  les céréales russes de se placer sur des destinations autres que la Turquie et la confirmation d’un stock de maïs chinois pléthorique.

Alors même si le blé français s’est montré offensif durant le mois de novembre sur pays tiers, le bilan attendu reste très lourd. « 3,4 Mt ont été exportées vers pays tiers sur les cinq premiers mois de la campagne, soit un retard de 3% par rapport à la campagne précédente », a indiqué Olivia Le Lamer, responsable de l’unité grandes cultures.

Lors de son dernier conseil céréales, le 9 décembre, FranceAgriMer a toutefois alerté les collecteurs et les agriculteurs sur le manque de fluidité du marché du blé tendre, avec un risque d’aboutir à 5,2 Mt de stock fin de campagne 2015-2016.

« Il est important de fluidifier le marché, même si les prix ne couvrent pas les prix de revient », a déclaré Rémi Haquin, président du conseil spécialisé céréales. " Un stock de 5 Mt poserai un problème pour la campagne suivante".

 

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Commentaires 4

dadada

@exploitéagricole tu as bien raison d'etre decouragé ta zone comme la puisaye , comme des plateaux vers langres, comme des terres en charente , en indre et loire, dans le sud etc.... serton les zones des prochains agriculteurs sacrifiés malheureusement sur l' hotel de la competitivité on a voulu faire les malins a vouloir nourrir le monde mais en faisant crever de faim les paysans ....
il va falloir trouver d'autres solutions mais l'hecatombe va etre severe dans les zones intermediaires la baisse des primes pac et des cours a ce niveau vont largement ecremer c triste a dire et les autres ne pourront pas en rire car ils ne seront pas en capacité de reprendre
il va falloir aller vers moins de prodcutione t plus d'ecologie et etre jusqu'a boutiste pour l'environnement pour la cop21 il faut faire venir les denrées d'a coté quand on est capable de les faire venir d'a coté

Exploité Agricole

Triste constat de voir que nous sommes incités à commercer nos productions en dessous de leurs prix de revient.

Les agriculteurs vivent mal, mais on vit très bien de l'agriculture, telles ces géants des filières de l'aval des céréales qui génèrent entre 170 000 et 220 000 euros de BENEFICE NET par salarié (source bilans des entreprises déposés aux greffes des tribunaux de commerce chaque année)!!!!!!

Avec un euro d'orge brassicole que le producteur a vendu 130 euros la tonne (donc à perte) il est généré 110 euros de bière (dont c'est la matière première, le reste étant de l'eau et un peu de houblon" vendue en grande surface , ou 370euros vendue au bar du coin, ou 550 euros dans un bar parisien ( 5 euros le demi de 25 cl) .

Dans ces mêmes bars parisiens un verre de "LAIT FRAISE"(20 cl) vaut 5,5 euros soit
22 EUROS LE LITRE !!!!!! le producteur qui galèré CHAQUE jour l'a vendu 0,28 euros, la différence est peut-être due au cout du demi écrémage ?????!!!!!!

SCANDALE ABSOLU ,GIGANTESQUE SUPERCHERIE , que de devoir travailler à perte et voir les profits colossaux générés par nos produits.

CE N'EST PAS DU COMMERCE EQUITABLE !!!!

LA MONDIALISATION EST ENTRAIN DE NOUS TUER

Nous ne pourrons pas produire au cours mondial avec des charges à la Française .

A l'image des pays pétroliers il nous faudrait une organisation mondiale qui encadre les volumes produits afin de maintenir les prix.

Gérer la production en flux tendus ,créer une PENURIE ARTIFICIELLE ,et tout ira beaucoup mieux . Les producteurs d'engrais (propriété aujourd'hui des pays pétroliers) ,les producteurs de minerai d'acier et autres matières premières savent très bien le faire.

Malgré la chute récente et importante le baril de pétrole qui a un prix de revient de 7 dollars se vend encore 40 (cela fait rêver !!!!)

Ce prix de pétrole ainsi que celui du gaz (divisé par presque 3 en deux ans ,(1,8 dollar au lieu de 5,2) auraient du engendrer une baisse TRES IMPORTANTE du prix des engrais , l'AVEZ VOUS VUE ???????

A l'instar de toutes ces SANGSUES ,avec nos matières premières agricoles nous avons les moyens de prendre le MONDE EN OTAGE !!!!!

La nourriture n'est elle pas une arme redoutable ??????

Pour les céréales créons l'OPEC , l'ORGANISATION des PAYS EXPORTATEURS de CEREALES .

Commençons au niveau européen ,cela fera des émules.

L'énergie utilisée par nos syndicats pour envoyer 2000 tracteurs à PARIS (gigantesque coup "d'épée dans l'eau") aurait été plus utile pour se pencher sur cette problématique de fond .....

A nous paysans de la base de mener cette SALUTAIRE REVOLUTION.

Et comme le disait ANTOINE DE SAINT EXUPERY :

" FAITES DE VOTRE VIE UN REVE , ET DE VOTRE REVE UNE REALITE " .......

Un céréalier découragé du Sud de l'Aube (plateaux à cailloux difficiles).

Bien confraternellement .Bonnes Fêtes



Etoui

Bah les pécores ont l air d accord ils se prennent tous pour des traders , ils veulent faire les fiers bras a l export en fait les paysans n ont que ce qu ils meritent

aaaa

Formidable Remi Haquin !!!! Entendre ça de la part d'un agriculteur, ça fait froid dans le dos! les marché de demande pas mieux! Quel aveu de faiblesse que de proposer au agriculteur de brader le fruit de leur labeur pour espérer mieux vendre dans quelques année. Si ce sont la les seules solutions apportées par les grands analystes de franceagrimer alors je propose d'agir de la même façon avec eux, ne les payer que lorsque le marché sera porteur ! il diront peut être moins de bêtises...

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