137 centres d’inspection ouverts au contrôle des pulvérisateurs

Raphaël Lecocq

A la veille des premiers traitements, le contrôle du pulvérisateur est  doublement gagnant

La fin de l’hiver marque traditionnellement un afflux de pulvérisateurs dans les centres d’inspection agréés. Respect de la loi, efficacité, sécurité : tout milite pour mettre son pulvérisateur en conformité.

Le Gip Pulvés, l’instance de supervision des pulvérisateurs, vient d’actualiser la liste des centres d’inspection agréés pour réaliser le contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs. Si quelques défections sont à noter depuis la dernière liste éditée l’année passée, le nombre d’organismes agréés, leur répartition sur le territoire et l’existence de structures itinérantes ne laisse théoriquement aucun pulvérisateur en bord de champ. Encore faut-il que son propriétaire  s’enquiert de la législation en cours pour présenter son matériel. Depuis le 1er janvier sont appelés les pulvérisateurs des agriculteurs dont les deux derniers numéros du Siren sont compris entre 80 et 99, hors appareils neufs de moins de cinq ans ou pouvant justifier d’un contrôle volontaire datant de moins de cinq ans. Aucune convocation n’est adressée au propriétaire d’un appareil concerné par la procédure. Le prix d’une inspection est compris entre 160 € et 230 € selon les spécificités de l’appareil.

En attendant le bilan 2012

L’année 2013 marquera la fin du premier cycle du contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs, instauré en 2009 en vertu de la Loi sur l’eau. Durant les trois campagnes 2009, 2010 et 2011, 56693 pulvérisateurs ont été contrôlés. Des chiffres qui traduisent un retard énorme dans la mise en œuvre de la procédure et de ses dispositifs de contrôle, voire de sanction. On estime à 300 000 le nombre de pulvérisateurs en service en France. D’après les premières indications du Gip Pulvés, l’exercice 2012 n’inverserait pas la tendance. Les contrevenants encourent une amende de 4ème classe, dont le montant minimum est de 135 euros mais qui peut être porté à 750 euros. Les contrôles sont du ressort des agents des Services régionaux de l’alimentation (Sral). Une retenue de 1 % du montant des mesures agro-environnementales (Mae) peut également être appliquée.

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