144 adresses pour faire contrôler son pulvérisateur

Raphaël Lecocq

Philippe Peypoch vient de créer Contrôle Sud Pulvé pour servir les agriculteurs du Roussillon et de l’Aude

Deux nouveaux centres d’inspection viennent d’ouvrir en Charente et dans les Pyrénées Orientales. L’effet de proximité ne peut qu’inviter les utilisateurs à mettre leur pulvérisateur en règle.

Le bilan 2011 du contrôle périodique obligatoire des pulvérisateurs marquera-t-il le véritable lancement de la procédure, qui tarde à s’installer autant dans les esprits que dans la pratique ? Nous le saurons dans quelques semaines, lorsque que le Gip Pulvés, l’instance de supervision, communiquera les bilans quantitatif et qualitatif relatifs à l’année 2011. Entré en vigueur en janvier 2009, le contrôle n’avait toujours pas trouvé ses marques à l’issue des exercices 2009 et 2010. Avec moins de 37 000 appareils contrôlés à fin 2010, c’est à dire en deux ans, on était loin des comptes théoriques. Le parc est en effet estimé à 300 000 appareils, ce qui, divisé par 5 (fréquence de passage) et après soustraction des matériels neufs de moins de 5 ans, laisse dans la nature beaucoup de matériels non conformes à la réglementation. Rappelons que d’ici au 31 décembre 2012, tous les exploitants dont les deux derniers numéros de Siren sont compris entre 00 et 79 devront avoir fait contrôler leur appareil dans un centre d’inspection agréé, hors matériels neufs de moins de cinq ans.

A la rencontre des agriculteurs

En attendant un sursaut de prise de conscience, le dispositif continue d’évoluer, en se rapprochant toujours un peu plus des agriculteurs. C’est ainsi que deux nouveaux centres d’inspection viennent d’être agréés, en Charente, à l’initiative de la Fdcuma, et dans les Pyrénées Orientales, portant à 144 le nombre de centres disséminés sur le territoire. « Jusqu’à présent, il n’y avait pas de structure spécifique dans notre département, indique Philippe Peypoch, gérant de Contrôle Sud Pulvé, basé à Cassagne (66). J’ai investi dans une formation spécifique et dans un fourgon spécialisé et je compte bien servir les agriculteurs du Roussillon ainsi que mes proches voisins de l’Aude, en allant au maximum à leur rencontre». Ancien viticulteur, ancien opérateur au service de la Chambre d’agriculture à l’époque des contrôles volontaires, l’entrepreneur a tous les atouts pour convaincre sa clientèle du bien-fondé de la démarche.

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