2ème chronique (oct. 13) : Le labour, toujours d’actualité !

Lycée professionnel Somme-Suippe Lycée professionnel Somme-Suippe

Charrue varilarge :

Même s’il subit la concurrence des Techniques Culturales Simplifiées (TCS), le labour conserve ses adeptes grâce à sa grande polyvalence.

Depuis plusieurs années, le marché de la charrue est reparti à la hausse.

En 2012, il s’est vendu environ 3000 charrues et ce chiffre va être largement dépassé en 2013. Le labour se distingue de toutes les autres techniques du travail du sol par sa capacité à intervenir en toutes conditions. En effet, la charrue retourne la couche arable en la fragmentant (rôle d’ameublissement) et enfouit en profondeur tout ce qui se trouve en surface.

Si de nombreux outils sont capables de fissurer le sol, seule la charrue est en mesure d’enfouir les mauvaises herbes, les résidus végétaux, les larves d’insectes, les amendements organiques et minéraux,… ce qui permet en particulier d’éliminer les adventices vivaces.

Cependant, le labour mobilise beaucoup d’énergie et nécessite une reprise pour créer le lit de semences. D’autre part, il a tendance à diluer la matière organique et sensibilise certains sols à la battance et au ruissellement (érosion).
Si on considère que la charrue est la réponse la mieux adaptée à son exploitation, son choix doit se raisonner en fonction de critères bien précis que l’on peut énoncer de la manière suivante :

-    Déterminer le nombre de corps en fonction de la surface à travailler, de la puissance disponible et des conditions de travail (résistance du sol, pente, dévers,…).

-    Définir le type de charrue en sachant qu’au-delà de 6 corps, il faut s’orienter vers une charrue semi-portée mono-roue (6 à 8 corps) puis à chariot (à partir de 8 corps).

-    Choisir le corps de labour adapté aux caractéristiques du sol et au profil de labour recherché. Ainsi, chaque constructeur propose une grande variété de socs et de versoirs.

-    Prendre en compte la présence de roches et/ou de cailloux afin d’opter pour la sécurité la plus appropriée (boulon de rupture, sécurité non-stop mécanique ou hydraulique).

-    Déterminer les dégagements sous bâti (supérieur ou égal à 0.8m) et entre corps (supérieur ou égal à 1m) les mieux adaptés en tenant compte de la profondeur de labour souhaitée et de l’importance des débris végétaux.

-    Définir les accessoires nécessaires selon les conditions de travail (exemple : rasette, déflecteur, roue de jauge, roue de transport,…).

Enfin, le confort d’utilisation devient un critère de choix important et la charrue se met aux nouvelles technologies. Grâce au positionnement GPS (Guidage RTK), quelques constructeurs développent des dispositifs de gestion automatique de la largeur de travail sur des charrues varilarges (la largeur labourée par corps peut varier de 10 pouces soit 25.4cm à 20 pouces soit 50.8cm) ce qui permet de toujours conserver un labour rectiligne. La gestion des fourrières est également simplifiée et les réglages peuvent être ajustés depuis la cabine.

Pour les agriculteurs qui ne désirent plus labourer systématiquement voire supprimer totalement la charrue, ils ont à leur disposition une vaste panoplie d’outils à dents et à disques, comme nous le verrons dans notre prochaine chronique. Rendez-vous le mois prochain !

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier