35 % à 40 % de bouillie récupérée grâce à la pulvérisation confinée

Raphaël Lecocq

La bouillie récupérée en fond de panneau est filtrée avant d’être réinjectée dans le circuit de pulvérisation

Des essais conduits dans le vignoble bordelais mettent en lumière une réduction significative de la dérive sur des vignes en pleine végétation.



Les panneaux récupérateurs de bouillie ont été développés il y a un vingtaine d’années pour combattre les maladies du bois avec des produits à base d’arsenic pulvérisés en hiver sur des vignes indemnes de feuillage. Si l’arsenic a été interdit depuis, la problématique de la dérive des traitements en végétation reste entière en viticulture. D’où l’idée de tester l’efficacité des panneaux récupérateurs pour les applications réalisées en période végétative. En juillet 2013, deux exploitations des lycées viticoles de l’Eplefpa Bordeaux Gironde, en collaboration avec la Draaf-Sral et l’Institut français de la vigne et du vin, ont testé les matériels mis à disposition par les constructeurs Dhugues et Lipco-Clemens.

Bénéfice environnemental et financier

Résultats : les applications réalisées avec les panneaux récupérateurs permettent de recycler entre 35 et 40 % des volumes pulvérisés, pour des applications réalisées début juillet. Sur une campagne entière de traitement, le taux de récupération varie entre 38 % et 47 % selon les matériels et les parcelles, bien entendu sans rien enlever à la protection des feuilles et des grappes. Le recyclage sur le végétal de la bouillie qui aurait dû échoir sur le sol ou se diffuser dans l’atmosphère constitue un double bénéfice environnemental et financier, sans ajouter de contrainte particulière en matière de conduite.

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