4ème chronique (déc. 12) : La translation, une fonction à part entière.

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4ème chronique (déc. 12) : La translation, une fonction à part entière.

Parmi tous les matériels utilisés en agriculture, les récolteuses hacheuses chargeuses sont les machines automotrices les plus puissantes.

Le moteur thermique assure deux fonctions :

-    Déplacement de la machine dans les conditions les plus difficiles

-    Animation des différents organes et en particulier du rotor hacheur.

Sur les ensileuses les moins puissantes, les moteurs sont identiques à ceux utilisés pour les tracteurs ou les moissonneuses batteuses et conformes aux normes anti-pollution Tier IV Interim.

Par contre, sur les ensileuses les plus puissantes les constructeurs utilisent des moteurs industriels spécifiques conformes aux normes Tier II qui ne nécessitent pas un système de dépollution sophistiqué (cas des moteurs dont la puissance est supérieure à 560 kW soit 760 CH).

Pour mémoire, l’ensileuse KRONE Big X 1100 est équipée d’un moteur MAN V12 de 24.5 L de cylindrée développant 793 kW (1078 CH) au volant moteur selon la norme ECE R120.

La disposition du moteur sur l’ensileuse est différente selon les constructeurs.

Sur les machines d’origine européenne (CLAAS, KRONE), le moteur est disposé transversalement alors que sur les machines d’origine américaine (JOHN DEERE, NEW HOLLAND), il est disposé longitudinalement. Cette dernière disposition offre des avantages indéniables : meilleure répartition des masses et centre de gravité abaissé (amélioration de la stabilité), capots étroits (meilleure visibilité, entretien facilité, rayon de braquage diminué). Par contre, la transmission du mouvement n’est pas directe. Elle nécessite un renvoi d’angle, ce qui occasionne des pertes de puissance non négligeables.

Quelque soit la disposition du moteur, c’est une courroie « poly V » qui transmet le mouvement en priorité au rotor hacheur puis aux autres organes (soufflerie, rouleaux éclateurs).

En ce qui concerne le déplacement de la machine, la plupart des constructeurs utilisent une transmission hydro-mécanique similaire à celle des moissonneuses batteuses constituée d’une pompe hydraulique à cylindrée variable alimentant un moteur hydraulique accouplé à une boite de vitesses à 3 ou 4 rapports. Un seul constructeur (KRONE) a fait le choix d’une transmission hydrostatique, la pompe alimentant directement des moteurs hydrauliques fixés sur les roues.

Pour améliorer la traction en conditions extrêmes et réaliser des économies d’énergie, différentes solutions sont proposées de série ou en option :

-    Possibilité d’un pont arrière à entraînement mécanique ou hydraulique

-    Remplacement de la boite de vitesses à 3 ou 4 rapports par une boite de vitesses mécanique à 2 rapports à sélection automatique

-    Blocage de différentiel automatique

-    Système d’anti-patinage pour transférer une motricité constante aux essieux avant et arrière

-    Au travail, vitesse d’avancement régulée en fonction de la charge du moteur, donc du flux de récolte

-    Sur la route, vitesse maximale (25 ou 40 km.h-1) obtenue à faible régime moteur.

Toutes ces solutions n’auraient pas pu être mises en œuvre sans l’apport de l’électronique,

comme nous le verrons dans notre prochaine chronique. Rendez-vous le mois prochain !

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