5ème chronique (janv. 13) : L’électronique embarquée sur les ensileuses.

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5ème chronique (janv. 13) : L’électronique embarquée sur les ensileuses.

Les performances des derniers modèles d’ensileuses se sont améliorées grâce à l’omniprésence de l’électronique.

Comme sur les moissonneuses batteuses, de nombreux capteurs envoient les informations à une UCE (Unité de Contrôle Electronique) via un réseau multiplexé BUS CAN.

Concrètement, cela a deux conséquences :

- une amélioration de la qualité du fourrage récolté

- une optimisation du chantier de récolte avec à la clé des économies d’énergie.

Pour obtenir un fourrage de qualité, il faut réussir à la fois la récolte mais également la conservation. Pour atteindre ce double objectif, les constructeurs proposent les solutions suivantes:

- alimentation régulière du rotor hacheur en synchronisant la vitesse de la tête de récolte avec la vitesse des rouleaux d’alimentation

- contrôle automatique du suivi de terrain de la tête de récolte grâce à des palpeurs pour éviter les casses, la montée de terre et de cailloux

- réglage en continu de la longueur des brins (finesse de hachage) en fonction du taux de matière sèche mesuré par un capteur optique. D’autres capteurs permettent une analyse plus poussée de l’ensilage (taux de sucre, d’amidon, de protéines,…)

- amélioration de la conservation en ayant la possibilité d’ajouter un conservateur au moment de la récolte. Le dosage est ajusté automatiquement en fonction du débit ou du taux de matière sèche.

En ce qui concerne l’optimisation du chantier d’ensilage, les premiers automatismes datent des années 70 avec l’apparition du détecteur de métal qui stoppe les rouleaux d’alimentation en cas de présence d’objets métalliques dans le fourrage, l’arrêt de la machine restant à la charge du conducteur. Aujourd’hui ce dispositif est complété par un arrêt automatique de l’ensileuse qui peut être associé à un détecteur de pierres. Ensuite, on a automatisé le réglage couteaux/contre-couteaux et l’affutage des couteaux.

Les dernières avancées technologiques concernent l’optimisation de la translation et du remplissage des bennes. D’une part, la vitesse d’avancement au travail est fonction de la quantité de matière absorbée. D’autre part, la régulation électronique permet au moteur de toujours travailler dans la plage la plus économique. Pour les conditions difficiles (terrain humide), les transmissions hydrostatiques bénéficient d’un contrôle d’anti-patinage sur les 4 roues associé à un blocage automatique du différentiel. On peut également avoir un réglage en continu de la pression des pneus.

Comme sur de nombreuses machines agricoles, les ensileuses peuvent être équipées d’un dispositif d’autoguidage (DGPS ou RTK) et d’un capteur de rendement.

Enfin, deux constructeurs proposent un système facilitant le remplissage des bennes grâce à une caméra 3D fixées sous la goulotte.

Toutes les données recueillies et géo-référencées sont mises en mémoire et peuvent être utilisées pour différents applications (tonnage récolté, facturation, cartographie de rendement, suivi de maintenance,…).

 

Même en France où l’ensilage d’herbe coupe fine conserve ses adeptes, il est tout de même concurrencé par l’enrubannage, comme nous le verrons dans notre prochaine chronique. Rendez-vous le mois prochain !

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