7ème chronique (mars.11) : La translation, une fonction à part entière !

LYCEE DE SOMME-SUIPPE

La moissonneuse batteuse est l'une des machines automotrices dont la chaîne cinématique des organes de récolte est la plus complexe.

Le moteur thermique doit assurer le déplacement de la machine et l'animation des différents organes qui permettent son fonctionnement optimal dans les conditions les plus diverses. Le moteur thermique utilisé sur les moissonneuses batteuses est identique à celui des tracteurs ou dérivé de moteurs industriels. Ils subissent cependant des modifications pour qu'ils soient parfaitement adaptés à l'environnement dans lequel ils vont travailler :
-modification de la cartographie de l'injection car ces moteurs ont un régime constant.
-ajout d'un tamis rotatif autonettoyant pour la filtration de l'air de refroidissement.
Pour transmettre le mouvement aux organes de la machine et en particulier au batteur, deux « écoles » s'affrontent :
-les machines d'origine européenne délivrent la puissance du moteur en vitesse puis en couple grâce à plusieurs démultiplications (courroies).
-les machines d'origine américaine délivrent directement la puissance du moteur grâce à un boîtier renvoi d'angle et un arbre à cardan.

En ce qui concerne le déplacement de la moissonneuse batteuse, les variateurs à courroie ont fait place à une transmission hydromécanique couramment appelée transmission hydrostatique, constituée d'une pompe hydraulique à cylindrée variable alimentant un moteur hydraulique accouplé à une boîte de vitesses.
Cette technologie est utilisée par l'ensemble des constructeurs. Cependant, l'augmentation du poids des machines (certaines dépassent 30T trémie pleine) les a conduit à proposer différentes améliorations de la transmission afin de limiter les contraintes et de faire des économies d'énergie.
Citons quelques exemples :
-remplacement de la boîte de vitesses mécanique à trois ou quatre rapports par une boîte de vitesses à deux rapports sous charge accouplée à un moteur hydraulique à cylindrée variable.
-blocage du différentiel piloté hydrauliquement soit en mode manuel, soit en mode automatique, avec possibilité d'y associer un pont arrière moteur hydrostatique.
-transmission entièrement gérée par l'électronique qui permet au travail, d'adapter la vitesse de la machine en fonction de la charge du batteur, et sur route, de rouler à 25 km/h à un faible régime moteur (environ 1200 tr/min).

Comme sur beaucoup de matériels agricoles actuels, l'électronique embarquée devient omniprésente, comme nous le verrons dans notre prochaine chronique…

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