8ème chronique (avril 2012) : EVOLUTION DES ROUNDBALERS

Lycée professionnel Somme-Suippe

Depuis l’apparition des premiers roundbalers, le conditionnement du fourrage et de la paille se fait toujours selon deux principes : la chambre variable et la chambre fixe.

Cependant, les roundbalers à volume variable se sont imposés par rapport aux roundbalers à volume fixe pour différentes raisons :

  • Choix du diamètre (de 1 m à 1,80 m voire 2 m pour certains)
  • Densité élevée intéressante pour la paille
  • Bonne tenue des balles
  • Débit de chantier élevé
  • Economie de ficelle ou de filet
  • Coût d’entretien réduit

Par contre, on leur reproche un démarrage du noyau parfois délicat (bourrages) et un centre de la balle trop serré ce qui occasionne des casses avec les pailleuses et des problèmes de conservation en foin.

Les principales évolutions concernent l’alimentation de la chambre, la chambre elle-même, le liage et le recours à une automatisation croissante. Pour absorber les andains volumineux, le pick-up peut dépasser 2 mètres de largeur. Comme la chambre conserve une largeur de 1,20 mètre (pour des raisons de transport), on utilise deux vis de recentrage associées à un ameneur rotatif ou à fourches. Ensuite, le produit est accompagné dans la chambre grâce à plusieurs rouleaux appelés « rouleaux starters » qui favorisent le démarrage du noyau. En complément, il est possible de hacher le fourrage grâce à un rotor muni de couteaux (rotocut) En cas de bourrage, on peut soit inverser le sens de rotation du rotocut, soit escamoter le fond de la chambre.

Pour empêcher la formation d’un noyau trop dense, les constructeurs proposent, soit une option « cœur mou » (on limite la pression dans les vérins de serrage jusqu’à un certain diamètre choisi par l’utilisateur), soit une chambre mixte où la première partie de la formation de la balle se déroule à volume constant (noyau aéré) et la deuxième partie à volume variable (densité élevée)

Pour envelopper le produit, on utilise toujours des courroies mais souvent sans fin (pas d’agrafe) et plus larges ce qui améliore la tenue de la balle et réduit l’entretien. Si le liage ficelle est toujours d’actualité, les utilisateurs privilégient de plus en plus le filet qui réduit considérablement le temps de liage et donc l’usure de la presse. Les premiers automatismes ont concerné le liage. Aujourd’hui, certains constructeurs proposent grâce à la liaison ISOBUS une automatisation beaucoup plus poussée où c’est la presse qui guide le tracteur et non l’inverse

Pour conclure, les roundbalers parfaitement adaptés aux fermes de polyculture / élevage trouvent leurs limites pour le  conditionnement de la paille où ils sont remplacés par les bigbalers comme nous le verrons dans notre prochaine rubrique.

Rendez-vous le mois prochain pour notre prochaine chronique !

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