9ème chronique (Mai 13) : L’enrubannage en continu.

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  Apparu une dizaine d’année après l’enrubannage monoballe, l’enrubannage en continu tarde à se développer malgré des performances techniques et économiques attestées.

Deux concepts ont été développés par les constructeurs :

-   l’enfilmeuse : on applique 5 à 6 couches de film autour des balles qui sont mises bout à bout pour former un « boudin »

-   l’engaineuse : les balles sont introduites dans une gaine pré-pliée maintenue par un conformateur constitué d’une série de pinces de retenue. La gaine d’une épaisseur de 100 à 110 µm et de 45 m de long, est étirée pour permettre de stocker environ 35 balles.

Malgré une bonne étanchéité de la gaine, cette technique est peu utilisée car elle manque de souplesse d’utilisation.

L’enrubannage en continu est donc essentiellement réalisé par les enfilmeuses qui permettent d’enrubanner des balles rondes mais aussi cubiques.

Ce sont des machines entièrement autonomes mues par un moteur thermique essence ou diesel d’environ 15 CH alimentant en énergie une centrale hydraulique, le tracteur ne servant qu’à amener l’enfilmeuse sur le lieu de travail.

La centrale hydraulique a trois fonctions :

-   abaisser l’arrière de la machine jusqu’au sol grâce à deux vérins hydrauliques ce qui va constituer la rampe de déchargement

-   pousser chaque balle déposée sur la table contre la précédente grâce à un poussoir hydraulique (vérin) ou un tapis à chaînes et barrettes (moteur hydraulique)

-   entraîner en rotation une cage munie d’une ou deux bobines de film (largeur = 750 mm) pour appliquer le film autour des balles.

Le principe de fonctionnement d’une enfilmeuse est simple. Les balles sont posées sur la table par un ou deux engins de manutention. Ensuite, elles sont poussées les unes contre les autres grâce au poussoir hydraulique ou au tapis. Un capteur détecte la présence d’une balle ce qui déclenche la phase d’enrubannage (dépose de 5 à 6 couches de film). A chaque poussée après le dépôt d’une balle, la machine avance ce qui permet de former un boudin déposé au sol grâce à la rampe de déchargement.

Le processus d’enrubannage peut être entièrement automatisé et actionné à distance par une télécommande radio.

L’enrubannage en continu présente de nombreux avantages par rapport à l’enrubannage monoballe :

-   une économie de film de 50% en balles rondes et 60% en balles cubiques

-   un chantier rapide : on enrubanne entre 80 et 120 balles/heure

-   un matériel totalement autonome qui fonctionne sans tracteur et sans opérateur

-   une grande simplicité d’utilisation

Il faut cependant prendre en compte le coût d’investissement élevé (entre 30 et 40000€) ce qui nécessite d’enrubanner entre 2500 et 3000 balles par an.

Les utilisateurs semblent donc davantage s’orienter vers la souplesse d’utilisation permise par les combinés presses enrubanneuses comme nous le verrons dans notre prochaine chronique.

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