Ça roule pour le Gnr et les entrepreneurs de travaux agricoles

Raphaël Lecocq

Le gazole non routier est désormais le seul et unique carburant de tous les tracteurs et automoteurs agricoles
Dyneff

Les Entrepreneurs des territoires utilisent le gazole non routier (Gnr) sur certaines de leurs machines depuis le 1er mai dernier. Les résultats sont concluants. Depuis le 1er novembre, tous les automoteurs agricoles et forestiers doivent rouler au Gnr.

La mise en service du gazole non routier s’est faite en deux temps. Le 1er mai dernier, l’obligation concernait les machines agricoles automotrices, les engins de manutention, les matériels de terrassement et de construction. Depuis le 1er novembre, les tracteurs agricoles et forestiers doivent à leur tour abandonner le fioul ordinaire domestique pour le Gnr, en vertu de l’arrêté du 10 décembre 2010. L’introduction du gazole non routier en agriculture s’inscrit dans la politique de réduction des gaz et particules polluants à l’échelon européen (directive 2009/30/CE). Répondant à la norme EN 590, la teneur en soufre du gazole est limitée à 10 mg/kg alors qu’elle était de 1000 mg/kg dans le fioul. Son indice de cétane est supérieur, ce qui constitue un gage de meilleure combustion. Inconvénient : il coûte 2 à 4 c/l de plus que le fioul et il ne peut séjourner plus de 6 à 8 mois en cuve, du fait de la présence de biodiesel à hauteur de 7 % maxi, biodiesel susceptible d'absorber l'eau de condensation des cuves et réservoirs, et de mettre en suspension les sédiments.

5 millions de litres, 0 encombre

La Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (Fnedt) a réalisé une enquête auprès d’un peu moins de cent adhérents concernés par l’utilisation du Gnr depuis le mois de mai, ce qui représente une consommation de 5 millions de litres. Résultat : ça roule. Demeurent quelques interrogations sur la transition entre Gnr été et le Gnr hiver et le remisage hivernal des machines. Il y a fort à parier que ces questions techniques, moyennant l’adoption de nouveaux réflexes, seront rapidement levées. Le relèvement des prix du carburant, dû au surcoût propre au Gnr et à la décision récente d’augmenter la Tipp, est peut-être davantage problématique. La répercussion des hausses sur les prestations facturées aux clients est toujours un exercice délicat. Positifs, les Entrepreneurs des territoires sont décidés à compenser les surcoûts en réalisant des économies sur la consommation.

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