Chantiers de récolte : La biodiversité à l'épreuve des machines

Raphaël Lecocq

Les récoltes d'herbe et de céréales peuvent être très traumatisantes pour la faune. Des ajustements de conduite permettent d'en réduire l'impact. 2010 est l'année internationale de la biodiversité.

Après les fibres naturelles (2009), avant les forêts (2011) puis les coopératives (2011), l'Organisation des nations unies (Onu) a décrété 2010 année internationale de la biodiversité. A travers le monde, de nombreuses manifestations vont ponctuer l'événement. En France, l'opération Nature Capitale, imaginée par les JA et l'interprofession France Bois Forêt, en constituera assurément un temps fort, les 23 et 24 mai sur les Champs Elysées. Une manifestation visant à témoigner de la contribution positive de l'agriculture au maintien de la biodiversité.

Vitesse et circuit adaptés

A l'échelle de chaque exploitation, le renforcement de la biodiversité passe par une multitude de faits et gestes, pas obligatoirement contraignants. C'est ce qui ressort d'un guide pratique édité en début d'année par Farre, le Forum de l'agriculture raisonnée et respectueuse de l'environnement, en collaboration avec les Civam, la Fnab et la Lpo. A l'approche des récolte des fourrages et des céréales, qui ne sont pas sans impact sur la faune, des recommandations relativement simples à appliquer permettent de limiter les dégâts. Il s'agit par exemple d'adopter un circuit de fauche centrifuge et de limiter sa vitesse d'avancement pour permettre à la faune de s'écarter du passage des engins.

La mécanisation ne sert pas toujours la cause de la biodiversité. Mais il est possible d'en limiter l'impact, sans pénaliser son activité

La mécanisation ne sert pas toujours la cause de la biodiversité. Mais il est possible d'en limiter l'impact, sans pénaliser son activité

 

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