Chronique Machinisme Agricole (2011-2012)

Lycée professionnel Somme-Suippe

Chronique Machinisme Agricole (2011-2012) : Cette année, nous avons choisi de travailler sur le thème de la récolte et de la conservation des fourrages par voie sèche, que nous aborderons en 10 chroniques.1ère chronique (sept. 11 ) : Modalités de récolte et de conservation des fourrages.

Pour récolter et conserver un fourrage, on a recours à trois techniques principales qui peuvent être complémentaires : le foin, l’ensilage et l’enrubannage.

Le foin est le mode de conservation le plus ancien et toujours la plus utilisé. Il consiste à faucher, faner, andainer puis presser le fourrage lorsque celui-ci atteint environ 85% de matière sèche.

L’ensilage est une technique totalement différente car on récolte un fourrage préfané à 30-35% de matière sèche donc encore humide (après la fauche, on laisse sécher l’andain entre 1 et 3 jours). Par un processus de fermentations anaérobies (absence d’air), on obtient un produit stabilisé qui peut se conserver plus d’un an.

L’enrubannage est la technique la plus récente qui est une combinaison des deux précédentes. En effet, on utilise le même mode de récolte que pour le foin mais le fourrage est pressé lorsque son taux de matière sèche atteint environ 50%. Comme il contient encore beaucoup d’eau, on va l’enrubanner, c’est-à-dire appliquer plusieurs couches de film autour de la balle pour la rendre étanche à l’air. La balle se comporte alors comme un mini silo d’ensilage

Chaque mode de conservation présente ses avantages et ses inconvénients.

Le foin conserve tout son intérêt sur le plan de la ration (apport de fibres), de la gestion des stocks fourragers et de son faible coût de revient. Malheureusement ce mode de conservation dépend des aléas climatiques.

A la différence du foin, la récolte en ensilage est quasiment indépendante de la météo. Une récolte précoce est alors possible pour obtenir un produit ayant une valeur nutritive élevée. C’est une technique de conservation qui doit être parfaitement maîtrisée pour limiter les odeurs (jus d’ensilage) et les pertes. Par ailleurs les besoins en main d’œuvre et en matériel sont importants.

L’enrubannage offre une grande souplesse à la récolte (suivant la météo, on peut faire du foin ou enrubanner) et à la consommation. Le stockage des balles est simple mais demande une surveillance de l’étanchéité du plastique. Cependant, cette technique offre le coût de revient le plus élevé (prix du plastique).

Quelque soit la technique envisagée, la première étape consiste à faucher l’herbe, ce qui nécessite un matériel adapté et de qualité, comme nous le verrons dans la prochaine chronique

Rendez-vous le mois prochain pour notre prochaine chronique !

 

Article rédigé par les

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