Claas préserve son activité et sa rentabilité

Raphaël Lecocq

La nouvelle série Lexion 700, élue moissonneuse-batteuse de l’année 2016 à l’occasion d’Agritechnica 2015
Claas

Alors que le marché mondial des agroéquipements subit une baisse d’activité d’environ 20 %, Claas a préservé son activité en 2014-2015 et escompte en faire autant au cours du prochain exercice, dans un marché que le constructeur anticipe de nouveau à la baisse

Alors que ses concurrents tels que John Deere, Agco (Massey Ferguson, Fendt, Valtra…) ou CNH Industrial (New Holland, Case) ont divulgué au cours de l’automne des chiffres d’affaires en baisse de 20 % voire davantage, Claas affiche plusieurs indicateurs imperturbables, tant que niveau du chiffre d’affaires (3,838 milliards d’euros en hausse de 0,4 %) du résultat (158 millions d’euros en hausse de 1,7 %) que de la marge d’exploitation (4,1 %). La résistance de Claas s’explique notamment par la croissance à deux chiffres hors Europe, soutenue par l’étendue de la gamme de produits. Le chiffre d'affaires en Amérique du Nord et du Sud ont évolué de façon positive, ainsi qu’en Inde. Il est en repli en Europe de l’Est. En Chine, Claas subit le ralentissement des ventes de cueilleurs à maïs. Pour l'exercice 2016, le constructeur s’attend à une nouvelle baisse du marché mondial des agroéquipements, sous l’effet d’une baisse des revenus et des crises politiques et économiques dans les économies émergentes. Claas emploie 11 535 salariés dont 10 % affectés aux services recherche et développement, auxquels le constructeur a consacré 5,3 % de son chiffre d’affaires en 2014-2015.

Reconnu comme fabricant russe

Au cours de l’exercice passé, Claas a concentré une grande partie de ses investissements sur son usine de Krasnodar en Russie, créée en 2005 et qui vient de voir sa surface portée à 45 000 m2. Claas y produira annuellement environ 2500 moissonneuses-batteuses et tracteurs, avec le statut de fabricant russe, ce qui lui offre les mêmes conditions de financement que les constructeurs nationaux. En France, l’année a été marquée par l’inauguration de deux bancs d’essais sur le site de Trangé (72), moyennant un investissement de 6,5 millions d’euros. Le banc d’essai « roulage » permet de reproduire les cycles d’utilisation des tracteurs dans toutes les conditions sur tous les continents tandis que le banc d’essais « 4 vérins » permet de concentrer en quatre semaines l’équivalent des contraintes subies par dix ans d’utilisation des tracteurs, moissonneuses-batteuses, ensileuses et presses.

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Commentaires 1

AIGLE201

Malgré tout ce qu'on entends ou écrit sur les productions en crises le gros tracteur et le matériel neuf à encore de beaux jours devant lui. Les gms doivent bien rigoler quand ont manifestent.

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