Deux récolteuses d’olives Grégoire pour deux modes de conduite

Raphaël Lecocq

La G10 est adaptée aux vergers semi-intensifs
Grégoire

Le constructeur récolte avec la G9 les haies fruitières super intensives. Présentée au Sitevi, la G10 chevauche des houppiers sphériques classiques, dans la limite de 6,5 m par 3 m. De quoi remettre en question le mode super-intensif ?

La G10 juxtapose deux têtes de récolte de 3,60 m de haut et 2,60 m de diamètre

Le mode dit super-intensif caractérise des densités de plantation supérieures comprises entre 1200 et 1800 arbres par ha, quand la conduite traditionnelle oscille entre 80 et 120 arbres par ha. La conduite super-intensive est apparue en Espagne il y a une quinzaine d’années, dans la province de Catalogne. Conduits en haie fruitière comme peuvent l’être des pommiers, les oliviers se prêtent ainsi au passage d’une machine à peine différente de celle qui vendange des raisins. Comparé aux vibreurs de tronc, aux vibreurs électroportatifs et plus encore à la récolte 100 % manuelle, le principe de récolte - une machine, un homme - fait chuter les coûts de production en même temps que les olives dans les norias ou les écailles, à raison de 20 t/ha. La haie facilite aussi les opérations de taille hivernale. La production d’olives est significative dès la troisième année mais commence à régresser au de-delà de la dixième année d’exploitation, alors que les investissements sont conséquents (plants, irrigation). En outre, une seule variété a démontré à ce jour sa capacité à se plier à ce mode de conduite, à savoir l’arbéquine, une variété dont les qualités organoleptiques se dissipent dans le temps et qui la prédestinent à des assemblages.

Trois constructeurs sur le rang

Les vergers super-intensifs se développent en Espagne, pays qui concentre environ 40 % de la production mondiale d’huile d’olive, ainsi qu’au Portugal, au Maroc ou encore au Chili. Le faible niveau des cours d’huile d’olive depuis quelques années force la mécanisation et la reconversion des vergers. Le constructeur de machines à vendanger Grégoire, récemment acquis par le groupe Same-Deutz-Fahr, est le premier à avoir adapté une de ses machines (G9) à la récolte des olives. Il a été rejoint cette année par New Holland avec la Braud 9090X et Pellenc avec la Mavo. Grégoire a de son côté développé avec la G10 une machine apte à récolter des vergers semis-intensifs, caractérisés par des densités de plantation comprises entre 200 et 600 arbres. Dans la limite de 6,50 m de large et 3 m de haut, la G10 accepte des oliviers de forme sphérique, plus en phase avec l’image traditionnelle de l’arbre. Au Sitevi, le constructeur exposait une tête de récolte (chaque machine en compte deux), constituée de quatre modules verticaux pour un total de 96 bâtons. La G10 est testée depuis deux ans en Espagne et au Portugal. Elle pourrait constituer une alternative sinon un complément aux machines dédiées aux vergers super-intensifs. En France, aucun de ces deux modes de conduite n’est développé actuellement.

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