Equipement : La distribution de la ration 100 % automatisée

Franck Mechekour

Il est capable de désiler, de mélanger, d'élaborer une ration complète et de la distribuer aux vaches plusieurs fois par jour. Non, ce n'est pas un magicien, mais un robot d'alimentation. Ce type d'équipement, proposé par plusieurs fabricants, fonctionne d'ailleurs depuis plusieurs années au Canada, aux États-Unis, dans certains pays d'Europe du nord… En France, le concept n'est pas encore très répandu, loin s'en faut. Mais l'idée commence à germer dans les esprits. Et pour cause ! Le travail d'astreinte lié à l'alimentation du troupeau est gourmand en main-d'oeuvre. Il représente près d'un tiers du travail quotidien en élevage laitier.
DeLaval, Pellon, Trioliet, Rovibec… Plusieurs marques sont sur ce créneau avec, pour chacune d'elles, des approches différentes. Pour faire simple, certains systèmes sont capables de désiler et d'autres pas. « Le désilage automatique nécessite d'avoir des silos tours. Or, ils sont actuellement peu répandus en France, souligne Vincent Corbet, de l'Institut de l'élevage. Mais avec le renforcement des contraintes environnementales et l'image négative des bâches et des pneus, le recours au silo tour pourrait se développer dans les années à venir ».

Robot de préparation et distribution de la ration en fonctionnement aux Pays-Bas. (DR)

Robot de préparation et distribution de la ration en fonctionnement aux Pays-Bas. (DR)

Pas que pour le confort

Mais alors, quel avenir peut-on envisager dans l'Hexagone pour ces robots dédiés à l'alimentation ?
Ces systèmes séduisent dans les pays scandinaves « parce qu'ils permettent d'avoir des bâtiments plus compacts et donc moins onéreux et plus faciles à bien ventiler ». En outre, « les animaux restent longtemps dans les bâtiments, alors qu'en France le pâturage reste une pratique très répandue. Aussi, investir dans ce type de robot onéreux pour qu'ils ne fonctionnent que six mois de l'année, ce n'est pas évident. »
Pour Guillaume Chabra, responsable commercial de Lely, « l'apparition de ce type de robots dans les élevages dépendra plus de la valeur ajoutée et du gain de productivité qu'ils apporteront à l'éleveur en fonction de leur prix que du revenu des éleveurs. Il est clair que si ce type de robot n'apporte que du confort… ça ne prendra pas ».

Pour en savoir plus

Voir dossier de Réussir Lait Elevage de juillet-août 2009, RLE n°227 p. 22 à 36.

Source Réussir Lait Elevage Juillet-Août 2009

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