Ferme du futur : Des matériels mieux guidés au champ

Franck Mechekour

Du guidage par GPS aux machines sans chauffeur, les matériels de culture et de récolte vont vivre également une révolution technologique.

L'utilisation du GPS va se généraliser pour les cultures. « Cela permet d'optimiser les travaux en termes de recouvrement des parcelles », souligne Christophe Lecomte, directeur adjoint de France contrôle laitier. « Le GPS associé à des capteurs infrarouges permettra de traiter (fertilisation et pesticides) une parcelle en fonction des besoins. » Ces systèmes permettent en outre de traiter dans des conditions difficiles (brouillard ou à la tombée de la nuit) mais par contre bénéfiques pour l'efficacité du traitement.
Mais au-delà de l'aide au positionnement, on assistera à l'essor du guidage automatique pour l'assistance à la conduite des engins de récolte. Ces technologies sont déjà très utilisées sur le terrain et sont amenées à se développer. Par exemple, « sur les moissonneuses-batteuses, certaines barres de coupe dépassent 10 mètres de large. C'est donc très difficile pour le chauffeur d'ajuster la trajectoire. Pour palier ce problème, certaines moissonneuses-batteuses sont équipées d'un capteur de vision ou laser capable d'ajuster la position de la coupe afin de prendre à pleine lame », explique Jean-Bernard Montalescot, du Cemagref.

Des machines sans chauffeur

Et pourquoi par même des tracteurs ou engins de récolte sans chauffeur ? « Ce n'est absolument pas farfelu. Nous avons la technologie pour le faire. Après se pose la question de la sécurité, souligne Jean-Bernard Montalescot. Comme alternative à l'augmentation des puissances, nous pouvons imaginer à coté de la voie robotique pour les plantes à forte valeur ajoutée (fleurs, maraîchage…) une voie dite de conduite en troupeau composée d'un tracteur ou d'une machine de récolte avec un chauffeur suivi par d'autres machines sans chauffeur guidées sur des trajectoires identiques à la première grâce à des liaisons virtuelles. »

Autonomie énergétique

Atteindre l'autonomie énergétique sur son exploitation est potentiellement réalisable. Le développement du photovoltaïque, des éoliennes, des installations de bio-méthanisation permettent de produire de l'énergie sous forme d'électricité, de chaleur ou d'hydrogène utilisable comme carburant. Ce dernier concept est d'ailleurs développé par New-Holland. Mais la faisabilité et le coût rendront certains projets individuels certainement peu, voire pas intéressants, à court terme.

Pour en savoir plus

Voir dossier de Réussir Lait Elevage de juillet-août 2009, RLE n°227 p. 22 à 36.

Source Réussir Lait Elevage Juillet-Août 2009

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