L’agroéquipement tente de repousser les frontières

Raphaël Lecocq

L’Ukraine et la Russie figurent parmi les pays pourvoyeurs de croissance pour les exportations françaises
Sulky

Malgré sa bonne santé, l’agroéquipement « made in France » accuse un déficit commercial conséquent et orienté à la hausse. Axema soutient les industriels dans la conquête de nouveaux marchés, notamment hors UE.

Tout va bien pour la filière agroéquipement ? Presque. Depuis deux ans, les usines des PME comme des multinationales tournent à plein régime, quelles que soient les catégories de machines. Et le millésime 2013, bien entamé, ne devrait pas réserver de mauvaise surprise. Voilà pour le côté conjoncturel. Structurellement, il en va un peu différemment. La filière agroéquipement française reste en effet handicapée par un déficit commercial consistant et perdurant. En 2012, la balance entre les exportations et les importations affichait un déficit d’un milliard d’euros, en hausse de 20 % par rapport à 2011. Le exportations avaient pourtant progressé de 9,1 %, soit bien davantage que la moyenne des industries mécaniques, pointée à + 1,8 %. Mais la progression des importations a fait plus qu’effacer cette performance. Selon Axema, l’Union des industriels de l’agroéquipement, ce sont les matériels en provenance d’Allemagne, d’Italie et d’Autriche qui grèvent notre balance commerciale, la France étant handicapée par l’absence de production de moissonneuses-batteuses, entres autres machines. La bonne tenue des exportations est quant à elle assurée par la production de tracteurs, de matériels de fenaison, de semoirs et de pulvérisateurs.

Le succès de la Commission export

Depuis 2010, la Commission export d’Axema intensifie ses efforts dans l’accompagnement des industriels français sur les différents marchés exports, à commencer par l’Union européenne qui absorbe à elle seule 66 % des exportations françaises. La Commission export permet aux entreprises de disposer d’une vision complète des marchés prospectés et de nouer des contacts commerciaux, en collaboration avec les bureaux étrangers d’Ubifrance. Elle organise par ailleurs plusieurs réunions annuelles permettant aux industriels d’exposer leurs points de blocages à l’export, auxquels répondent des experts extérieurs sur des sujets concrets (droits et devoirs des acheteurs et vendeurs, lettre de crédit, financements Oseo…). Les industriels semblent en apprécier les services rendus puisque de 25 en 2010, ils sont aujourd’hui 73 membres de cette Commission. Si l’Union européenne constitue aujourd’hui le premier à l’export des industriels, avec en tête la Pologne, les regards sur se tournent vers les pays tiers, porteurs de croissance, avec en tête l’Asie et l’Océanie (+ 50 %), le Moyen-Orient (+ 25 %) et l’Afrique (+ 17 %).

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