L’électronique embarquée dépasse-t-elle les chauffeurs ?

Raphaël Lecocq

Les constructeurs améliorent sans cesse la convivialité des consoles de commande
Kverneland

Les formations en agroéquipement ne prennent pas toute la mesure des outils informatiques embarqués. C’est ce que constate la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires, qui veut inverser le cours des choses.

Dépassé par l’informatique ? Qui ne l’est pas. Les technologies évoluent à la vitesse de la lumière et les opérateurs, qu’ils soient face à leur écran de bureau, face à leur terminal de commande de machine-outil ou face à l’ordinateur de bord de leur tracteur, doivent faire preuve d’adaptation, d’intuition et d’auto-formation pour assurer le fonctionnement de leur outil de travail. Les conducteurs d’engins agricoles n’échappent pas à cette règle. Le risque n’est pas tant de faire une fausse manœuvre que de sous-exploiter les possibilités offertes par l’électronique embarquée, et de pénaliser ou la productivité, ou la qualité ou l’efficience énergétique des moyens mis en œuvre, des moyens toujours plus onéreux.

Débat au congrès de la Fnedt

La Fédération nationale des entrepreneurs des territoires s’est plongée dans le catalogue des formations en agroéquipements. Et elle fait le constat suivant : secteur forestier mis à part, les formations négligent la maîtrise des outils informatiques embarqués. La Fnedt profitera de son congrès annuel pour ouvrir ce débat, en l’élargissant à l’emploi des jeunes, et par le biais de trois tables rondes :

- comment attirer les jeunes à fort potentiel dans nos entreprises ? (29 février à 14h30)

- la réalité, les utilisations et les conséquences de l’informatisation des machines sur le pilotage des entreprises de travaux  (1er mars à 9h)

- le secteur des entreprises de travaux s’engage pour les jeunes (1er mars à 14h30)

Le 80ème congrès de la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires se tient à Clermont-Ferrand du 29 février au 2 mars.

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