L'inter-Cuma : Pallier la diminution des hectares d'ensilage

Dans les années 70, l'ensilage prend son essor, les Cuma se lancent dans l'aventure. Dans les Hautes Pyrénées, une Union de Cuma est créée. C'est elle qui achète les premières ensileuses automotrices et les met à disposition des Cuma locales et de leurs adhérents.

Sur le territoire de la Cuma du Plateau de Ger

Dans les années 80/90, c'est exclusivement la Cuma qui assure l'ensilage :
200 à 250 hectares d'herbe et
350 à 400 hectares de maïs
avec 2 machines.
Aujourd'hui, la Cuma n'est plus seule sur le territoire et on peut estimer les volumes de travail à 20-25 hectares d'herbe et 300 hectares de maïs.

la Cuma de Hours

Autre exemple, dans les Pyrénées Atlantiques, la Cuma de Hours ensile 200 hectares, herbe et maïs confondus, dans les années 80/90. En 2006, ils sont passés à 140 hectares.

Amorce d' une organisation différente de l'ensilage

Dès 2003, les cuma du secteur (au nombre de quatre dont 2 dans les Pyrénées Atlantiques et 2 en Hautes Pyrénées), amorcent une organisation différente de l'ensilage. Le constat est éloquent : pour 120 hectares d'herbe, on équipe 4 ensileuses. Dès le printemps 2004, il est alors décidé de rationaliser la récolte d'herbe en n'équipant que 2 ensileuses sur 4 pour l'herbe. Une organisation collective se met alors en place qui laisse entrevoir une évolution du paysage « cuma d'ensilage du secteur ».

Restructurer l'activité ensilage

Fin 2005, après 2 campagnes d'herbe communes, les discussions reprennent ; certains ont le projet d'aller plus loin pour restructurer l'activité ensilage dans son ensemble. Il faut dire que les machines sont « en bout de course » pour la majorité, qu'il est difficile de trouver des chauffeurs saisonniers et qu ‘en plus, les hectares diminuent toujours. Certains éleveurs arrêtent l'activité et ceux qui restent ont une demande différente : la main d'oeuvre sur les exploitations se fait rare, et l'entraide est de plus en plus lourde à assumer malgré la convivialité que tout le monde apprécie. Les éleveurs demandent aux Cuma de mettre en place un service complet « rendu silo ». Les Cuma sont donc obligées de s'adapter à cette nouvelle donne.
Le prix des machines a également augmenté, mais leurs performances aussi, alors, il faut rationaliser l'organisation du travail pour diminuer ou du moins maintenir le coût. Les adhérents de 2 Cuma (Plateau de Ger (65) et Hours (64)) décident alors de créer une nouvelle cuma pour regrouper leur activité ensilage. Elle pourra également porter d'autres projets commun. Les cuma fondatrices poursuivent l'ensemble de leurs autres activités.

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