Les semoirs Claydon en quête de distributeurs

Raphaël Lecocq

Les semoirs Claydon en quête de distributeurs
Claydon

Le semoir Hybrid se singularise par la succession d’une dent fissuratrice précédant la dent semeuse, le tout réparti sur deux rangées, avec fertiliseur en option. L’Hybrid M est porté (3 m à 6 m) tandis que l’Hybrid T est traîné (4 m à 8 m).

« Sans compromis sur les rendements, sur des espèces comme le blé, l’orge ou encore le colza, le semoir Hybrid s’avère économique à l’achat comme à l’usage », déclare Sébastien Ameline, responsable France de Claydon. « L’Hybrid est également polyvalent car il est capable de semer en direct comme sur des sols travaillés, mais également sur des couverts végétaux au moyen d’options adaptées». Les semoirs Claydon ont été mis au point en 2002 par Jeff Claydon, un agriculteur britannique reconverti depuis en constructeur, avec l'aide de ses deux fils, pendant que son frère continue de gérer l’exploitation familiale, un bureau d’études à ciel ouvert sur 1650 ha au nord de Londres.

Travail en bandes

Depuis le départ, le cahier des charges du constructeur est focalisé sur les coûts d’exploitations, sans pour autant faire de concession sur l’extériorisation du rendement maxi. L’Hybrid assure un travail du sol sur le rang, au moyen d’une dent fissuratrice capable de travailler dans un horizon de 0 à 15 cm de profondeur, avec ou sans sécurité hydraulique. Dans les couverts, la dent peut être substituée par un monodisque ouvreur de 510 mm de diamètre dans la version portée M ou par des disques épaulés dans la version traînée. A l’arrière, le système de mise en terre repose sur toute une palette de socs semeurs adaptés à différentes tailles de semences. En blé par exemple, la dent semeuse en pointe à angle plat assure la distribution des graines sur une largeur de 7 à 15 cm favorisant l’exploration du sol. A l’arrière des palettes intercalées dans l’espace inter-rang assure le recouvrement des graines, avant finition par une herse étrille. Le duo formé par la succession de la dent semeuse et de la dent fissuratrice est disposé sur deux poutres, réservant un inter-rang de 30 cm, ramené à 15 cm du fait de « l’éclatement » de la répartition au niveau de la dent semeuse.

Démonstration dans le Pas-de-Calais

L’Hybrid est apte à intégrer la fertilisation au semis, solide ou liquide, au niveau de la dent fissuratrice ou de la dent semeuse. Au fil des ans, le constructeur a étoffé son catalogue avec des herses étrilles, bienfaitrices en semis direct vis à vis des adventices et des limaces dans une moindre mesure. Claydon propose également avec TerraStar des bêches roulantes, plus agressives que les herses étrilles. Le constructeur dispose d’une cinquantaine de machines en service en France. Un Hybrid M en 3 m est ainsi présent chez Julien Capendu, hôte d’une démonstration ce jeudi 10 mars à 14 heures à Averdoingt (62).  Après avoir distribué ses machines en direct, Claydon part en 2016 à la conquête de ses premiers concessionnaires en France.

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