Métiers de l'agro-équipement : 5000 emplois à pourvoir

Raphaël Lecocq

La filière agro-équipement peine à recruter. Le public agricole ne garnit plus les bancs des écoles. Au salon de l'agriculture, la profession va communiquer en direction du grand public.

2500 emplois à court terme et autant à moyen terme : tels sont les besoins de la filière agro-équipement. Techniciens de maintenance, magasiniers, et commerciaux dans une moindre mesure, commencent à faire sérieusement défaut à la profession. Et en premier lieu, aux concessionnaires et agents. La conjoncture favorable que connaît l'agro-équipement depuis quelques années explique en partie la situation. Mais le déficit est structurel et se creuse avec les départs à la retraite des « papy boomer ». A l'autre bout de la chaîne, les rangs s'éclaircissent dans les établissements scolaires. Et entre les deux, les jeunes formés abandonnent parfois la machine agricole pour aller rejoindre les travaux publics, la manutention ou encore l'automobile.

Le filon agricole épuisé

Jusqu'à présent, les filières de formation étaient plus ou moins auto-alimentées par la population agricole elle-même. Mais avec une démographie orientée à la baisse, la source se tarit. Résultat, il faut aller chercher les candidats en dehors du milieu agricole. Et là, de nombreux obstacles se posent en travers de la filière : méconnaissance du milieu et des métiers, déficit d'image et pour clore le tout, désaffection et dévalorisation propres à beaucoup de métiers manuels et techniques. Véritable enjeu de société, le chantier est colossal et loin d'être gagné mais il est d'une impérieuse nécessité.

Des machines au coeur du Sia

La filière agro-équipement a ouvert ce chantier depuis un certain nombre d'années. Une mission dévolue à l'Aprodema, l'Association professionnelle de développement de l'enseignement du machinisme agricole et des agro-équipements. Son action en direction du grand public est cependant récente. Elle va connaître un point d'orgue avec la tenue d'un stand au Salon international de l'agriculture (Sia), celui de la porte de Versailles qui voit défiler ce fameux grand public. Là, sur 300 m2, avec des étudiants à l'oeuvre sur des tracteurs ou encore sur une machine à vendanger, écrans géants à l'appui, la filière espère bien marquer les esprits et susciter des vocations. Des machines au Sia, cela va forcément se remarquer.

Joël Carmona, président de l'Aprodema : « au Sia, nous voulons rencontrer un public que nous ne connaissons pas et qui ne nous connaît pas »

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Publié par Raphaël Lecocq

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