Récolte des fourrages : L'ensileuse autonome simplifie l'organisation des chantiers

Gaëtan Coisel

Plus coûteuses à l'achat, les ensileuses à caisson permettent cependant une diminution du coût global des chantiers, en optimisant le transport.

Rares sont les agriculteurs à faire intervenir pour leurs chantiers d'ensilage des machines équipées de caisson. Ces ensileuses articulées sont le plus généralement utilisées par les usines de déshydratation pour la luzerne. Pourtant, certains entrepreneurs s'en sont équipés, afin d'apporter un service supplémentaire à leurs clients.

Une seule benne peut suffire

On en distingue deux types : à déchargement arrière ou latéral. Principalement utilisé par les usines de déshydratation, le déchargement arrière nécessite une vidange à l'arrêt. La caisse est surélevée et accolée contre la benne. Un fond poussant déverse le fourrage dans la remorque. Pour optimiser la machine, il convient d'avoir des bennes de capacité suffisante pour une vidange complète du caisson. Le caisson à déchargement latéral reste le plus adapté aux ETA et Cuma, car il permet de vider en roulant, sans arrêter la machine. Deux tabliers à chaînes et barrettes déversent le fourrage sur le côté gauche de la machine. Du fait de l'autonomie du caisson, les remorques ne connaissent plus de temps morts. Moins d'une minute suffit pour vider les 30 mètres cubes. Le flux de remorques est plus régulier et le tassage facilité.

Le caisson à déchargement latéral est le plus adapté en agriculture. (D. Lucas)

Le caisson à déchargement latéral est le plus adapté en agriculture. (D. Lucas)

 

Une conduite sereine

Le nombre de bennes peut être réduit. Sur certains chantiers (faible tonnage à l'hectare), l'intervention d'une seule benne est parfois suffisante. En cas de silo en bout de champ, l'ensileuse peut assurer à elle seule la récolte et le transport.
Par ailleurs, les bennes n'ayant plus à suivre constamment l'ensileuse, le tassement du sol et la consommation des tracteurs s'en trouvent limités. Le chauffeur de la machine est également plus serein car l'absence continuelle de remorque à
côté de l'ensileuse limite tout risque d'accrochage et permet de manoeuvrer en toute tranquillité.
La France est le marché le plus porteur, mais ce segment reste marginal. Aussi certains constructeurs l'ont abandonné, afin de regrouper leurs efforts sur les machines classiques. Actuellement, seul un constructeur propose encore des machines à caisson. Il s'agit des établissements Racine, basés dans le Jura, qui transforment des ensileuses New Holland. Selon Damien Viltrouvé, responsable produit ensileuses et presses New Holland, « il se vend chaque année entre 2 et 7 ensileuses, réparties à 50 % entre les usines de déshydratation et les entrepreneurs ».

Source Réussir Bovins Viande Octobre 2009

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