[Sima] J-1 avant l’ouverture

Lise Monteillet

[Sima] J-1 avant l’ouverture

Le Sima ouvrira ses portes demain. Pour les organisateurs, il est temps de donner un dernier coup de balai et de lustrer les machines. Ce samedi est rythmé par le va-et-vient des télescopiques.

Côté moral, les exposants attendent avec impatience l’arrivée des visiteurs. « On est très excités car nous avons sur le stand notre tracteur autonome », confie Marie Mouton directrice de la communication Europe chez Case IH. Ce prototype étant présenté pour la première fois en Europe, elle espère qu’il recevra « le même écho » qu’aux Etats-Unis au mois d’août. Même emballement sur le stand New Holland, à quelques mètres de là, où un autre tracteur autonome devrait assurer le show. Philippe Miroux, responsable des ensileuses et presses, se dit « positif » et « confiant »

À quand la reprise des affaires ?

La crise agricole est pourtant présente dans tous les esprits. Chez Case IH, l’activité a chuté de 15 % au second semestre 2016, pour la partie grandes cultures. Il est resté stable pour la partie élevage. A quand la reprise ? « Les céréaliers vont attendre la moisson 2017 », indique Jérôme Julien, responsable marketing chez Case IH. « On sait que les marchés sont tendus », confirme Philippe Miroux, de chez New Holland. Malgré tout, le constructeur tient à rappeler qu’il n’a pas cessé d'investir et d'innover, en attendant des jours meilleurs.

En ces temps de disette, « on fait le dos rond », renchérit Olivier, responsable de la promotion et des ventes chez Amazone. « Les chiffres sont là, à la baisse, on est un peu inquiets », poursuit-il. Néanmoins, le constructeur n’a pas restreint la surface de son stand d’exposition par rapport à l’édition précédente. Si cela fait longtemps que les salons ne sont plus le lieu « pour signer des bons de commande », celui-ci estime important d’être là pour « l’image » et présenter les nouveautés aux visiteurs.

Interrogations sur la fréquentation

« Si le Sima suit la même tendance que le Space, il risque d’être moins fréquenté », observe Charles Rolland, le propriétaire de CRD, société spécialisée dans les racleurs à lisier. Concernant la conjoncture, « c’est de plus en plus difficile, mais ce n’est pas catastrophique », résume-t-il. D’autant que les « restructurations d’élevage » conduisent à installer de nouveaux racleurs… Ludovic Chapron, fournisseur de clôtures électriques, n’a pour sa part pas constaté de « baisse d’activité pour l’instant sur ses articles consommables ». Mais il est clair pour lui que « les paysans font attention, car ils n’ont pas d’argent ».  

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