Trois questions à Rémi Hanot, directeur général de John Deere France

Propos recueillis par Raphaël Lecocq

Rémi Hanot, directeur général de John Deere France

A l’occasion de la visite de l’usine John Deere Power Systems à Saran (45), Rémi Hanot, directeur général de la filiale française de distribution, s’est exprimé sur la conjoncture du marché national de l’agroéquipement.

Quelle est votre analyse du marché de l’agroéquipement ?

Rémi Hanot : au plan mondial, le marché des agroéquipements fait face a des vents contraires, liés principalement à deux facteurs que la faiblesse des cours de nombreuses matières première agricoles et aux risques géopolitiques dans de nombreuses parties du monde. Le marché français est un peu à contre-courant. A la différence des marchés allemand et britannique, il avait fortement baissé en 2014 et a continué de baisser au 1er semestre 2015. Au 2ème semestre 2015, il est reparti à la hausse, tiré par deux phénomènes : la très bonne récolte céréalière en quantité et qualité et le sur-amortissement permis par la loi Macon. Je ne pense pas que cela va continuer ainsi. Je m’attends à un ralentissement de l’activité générale dans les semaines et mois a venir.

Quel aura été l’impact du sur-amortissement Macron ?

Rémi Hanot : il peut être jugé très différemment selon les constructeurs et les régions. La loi Macron génère-t-elle du business additionnel ou ne fait-elle que avancer des affaires qui se seraient faites ? Personne n’a la réponse. Sur certains matériels comme le tracteur, je pense qu’elle est source d’activité additionnelle. On a vu des agriculteurs prendre des décisions ces derniers mois qu’ils n’auraient pas prises sans la mesure fiscale. L’effet va s’estomper car les exploitants qui souhaitaient en profiter l’ont fait pour la plupart. La médaille a aussi son revers, perceptible sur l’activité occasion, confrontées à des reprises de machines récentes de forte valeur.

Comment John Deere traverse-t-il cette période en France ?

Rémi Hanot : si j’en crois la presse, John Deere a conforté sa place de leader sur le marché du tracteur. C’est le résultat d’une maturité de l’offre et des investissements consentis au sein de l’ensemble de nos gammes. Le nouveau 9RX articulé à quatre chenilles en est un bel exemple. Ce constat vaut pour toutes les machines de récolte. Nous avons d’excellents retours de la première campagne des ensileuses série 8000, en herbe comme en maïs, dans toutes les conditions. La gamme s’enrichit au passage de trois modèles dont deux de forte puissance. Courant 2015, nous avons pris la décision de créer une division récolte, constituée de huit inspecteurs spécialisés en moissonneuses-batteuses, ensileuses et presses haute densité, avec des missions de formation des vendeurs,  d’appui à la vente, d’études de marché, de soutien aux experts récoltes présents dans certaines concessions. La division récolte intègre en prime trois experts. L’équipe support client est également renforcée.

Commentaires 3

CLOCHE215

le symbole US qui tue les agriculteurs européens via bruxelles!!!

beberino

on est le grenier et tout les para (ou parasite) agricole viennent bouffer notre blé
eux s en trouve gaver et nous reste plus que les yeux pour pleurer

Éleveur89

chercher l'erreur nos constructeurs vont bien nos gms aussi et nous!!! comme
d'habitude le citron que l'on presse!!

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier