Un nouveau Michelin Ultraflex pour grosses arracheuses de tubercules

Raphaël Lecocq

Le CerexBib IF 1000/55 R 32 CFO affiche une pression de 1,4 bar sur des machines de 65 t en charge
Michelin

Le CerexBib IF 1000/55 R 32 CFO est adapté aux nouvelles générations d’arracheuses de betteraves flirtant avec les 65 t au champ. Le manufacturier a développé par ailleurs avec Ropa un système de compensation hydraulique de la charge sur triple essieu.

En 1965, des machines 80 ch récoltent 1 hectare à l’heure pour une production de 45 quintaux à l’heure. En 2010, elles atteignent 600 chevaux, traitent 6 hectares à l’heure et affichent un rendement de 660 quintaux à l’heure. Dans moins de 5 ans, la puissance devrait atteindre 800 chevaux et autoriser une productivité de 1 050 quintaux à l’heure. Une ascension décryptée par Michelin et qui force le manufacturier à adapter la monte de ses pneumatiques. Sa gamme récolte vient ainsi de s’enrichir d’une nouvelle référence avec le CerexBib IF 1000/55 R 32 CFO, capable de supporter, comparativement à la génération précédente, une charge supplémentaire de 23 % avec une pression diminuée d’un bar. Ce pneu est pensé pour les arracheuses de betteraves, de pommes de terre et autre tubercules, des machines pouvant afficher 32 t à vide et 65 t en charge, avec une pression de gonflage limitée à 1,4 bar.

Le R-Soil Protect développé par Ropa et Michelin permet d’écrêter les pics de pression au sol affectant l’ou ou l’autre des trois essieux d’une arracheuse

Médaille d’argent avec Ropa

Pour conforter les bénéfices de son nouveau pneumatique, Michelin s’est associé à Ropa pour mettre au point le R-Soil Protect, un système de compensation hydraulique de la charge sur les arracheuses à trois essieux. Récompensé d’une médaille d’argent à l’Agritechnica 2015, le R-Soil Protect met en œuvre 6 vérins hydrauliques ainsi que des capteurs. Il permet d’écrêter les charges de pointe individuelles sur les essieux ou sur les roues et de répartir le poids sur une plus grande surface de contact, à la manière des chenilles. Il engendre ainsi une réduction des pics de pression de 8 % sur le premier essieu de la machine, de 37 % sur le second essieu et de 43 % sur le troisième essieu. Il s’avère opérationnel dans les pentes jusqu’à 10 %.

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