Un programme de recherche pour concilier traite robotisée et pâturage

Raphaël Lecocq

La traite robotisée n’est pas incompatible avec le pâturage mais…
Lely

Financé par l’Union européenne à hauteur de 3,1 M €, il associe six pays dont la France. Le programme vise à réhabiliter la compatibilité du robot avec le pâturage, gage de compétitivité.

Apparue en 1992, la traite robotisée a conquis les élevages laitiers européens. En France, une nouvelle installation de traite sur trois est robotisée. La suppression de l’astreinte est bien évidemment le principal argument du robot, assorti d’une augmentation de la production par vache, due à l’augmentation de la fréquence de traite. Au registre des contrepartie figures une surveillance accrue des certains paramètres qualitatifs (nettoyage des trayons, lipolyse) mais surtout, une modification du système d’affouragement. Si le robot n’est pas incompatible avec la pratique du pâturage, il ne réduit significativement la portée, ce qui prive les éleveurs du composant le plus économique de la ration.

Un programme de trois ans

Le programme de recherche européen Autograssmilk a pour objet de développer des systèmes de production de lait durables, combinant traite robotisée et pâturage. Financé par l’UE, il est porté par l’Irlande, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas, la Belgique et la France. Les différents organismes impliqués, dont le Centre national interprofessionnel de l’économie laitière et l’Institut de l’élevage pour la France, ont trois ans pour inventorier des solutions pratiques et en assurer la diffusion auprès des éleveurs.

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