Un retourneur d’andain pour préserver les légumineuses

Raphaël Lecocq

Le retourneur Dion met en œuvre un ramasseur et un tapis entraîné par les roues, sans prise de force et sans hydraulique
Dion

Le retourneur d’andain Dion offre une alternative aux opérations de fanage et/ou d’andainage. Il permet de réduire les pertes de feuilles où se concentre la valeur nutritive des légumineuses.

Pour tous les fourrages, les feuilles concentrent davantage de valeur nutritive que les tiges et cette caractéristique est encore plus marquée chez les légumineuses, comparativement aux graminées. La préservation des feuilles au cours des opérations de fenaison est donc cruciale. Mais à chaque opération, fanage, andainage, pressage, les interventions mécaniques ont pour effet d’altérer le potentiel quantitatif, qui peut atteindre 30 %. Mais elles sont indispensables pour amener le taux de matière sèche à plus de 80 % et garantir ainsi la conservation du foin.

Une châine mécanique simple

L’idéal est de commencer le processus par une faucheuse équipée d’une conditionneuse à rouleaux, plus adaptée qu’un faucheuse à fléaux mais au débit de chantier moindre.  C’est après la fauche que le retourneur d’andain peut entrer en action, en se substituant aux opérations de fanage. L’équipement proposé par le constructeur québécois Dion est on ne peut plus simple. Il se compose d’un ramasseur de 152 cm de large et d’un tapis entraîné par les roues, sans prise de force et sans hydraulique. Le ramasseur peut aussi faire office de regroupeur d’andains. Il peut évoluer dans une plage de vitesse comprise entre 3 et 13 km/h. Le principal inconvénient de cette chaîne de récolte réside dans le débit de chantier. Le conditionneur à rouleaux, la suppression partielle ou totale du fanage et le retourneur mono-rang peuvent exposer davantage le fourrage aux aléas climatiques.

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