Une conférence consacrée au strip-till dans le cadre du Sima

Raphaël Lecocq

Le strip-till a connu son essor aux Etats-Unis pour sa fonction d’enfouisseur d’engrais
Orthman

Encore en phase d’observation en France, l’outil de travail du sol en bandes cible nombre d’espèces et d’itinéraires, colza et semis direct compris. L’Afja lui consacre une conférence le 25 février.

Moins de temps, moins d’énergie, moins de tassement, moins d’usure, moins d’érosion, moins d’eau, moins d’engrais, mais pas moins de rendement et pas plus de risques, le tout moyennant un investissement de 3000 euros par élément de travail : c’est le strip-till. Grosso modo la même architecture qu’un semoir monograine sauf que les éléments semeurs sont remplacés par la combinaison de pièces travaillantes chargées d’écarter les débris, d’ouvrir un sillon, de fissurer en profondeur, d’affiner en surface et de rappuyer, sans oublier d’enfouir l’engrais, mais en se gardant de déplacer la moindre particule organique et minérale dans l’inter-rang. Derrière le strip-till, le semoir monograine n’a plus qu’à déposer ses semences dans un environnement favorable à leur germination, puis à l’enracinement des plantules et à leur développement. Moins de temps parce qu’un seul passage à 10-12 km/h précède le semis. Moins d’énergie parce que moins de 50 % de la surface est travaillée par une dent droite réclamant 25 à 30 ch. Moins de tassement parce que plus de portance. Moins d’érosion parce que moins de travail du sol. Moins d’eau parce que moins d’évaporation. Moins d’engrais parce que hyper localisé.

Conférence le 25 février à 16H00

Importés des Etats-Unis, la technique et l’outil suscitent une curiosité à la fois aiguisée et prudente en France. Son potentiel de développement semble important, sur espèces de printemps mais pas seulement, en lieu et place d’itinéraires conventionnels voire du semis direct quand celui-ci s’avère trop limitant. L’Association française des journalistes agricoles (Afja) a réuni des experts (Arvalis Institut du végétal), des constructeurs (Duro, Kuhn, Orthman) ainsi que des utilisateurs pour tenter de cerner la place que pourrait s’octroyer, en France, le strip-till pour les espèces à grand écartement. Rendez-vous au Sima le 25 février à 16H00 (mezzanine Hall 3).

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