Adema ou comment faire découvrir aux chômeurs les métiers de l’agriculture

Claudine Galbrun - Réussir Vigne Janvier 2013

Adema ou comment faire découvrir aux chômeurs les métiers de l’agriculture
Adema souhaite faire la promotion des métiers de l’agriculture auprès des demandeurs d’emploi grâce notamment à un stage d’immersion dans une exploitation. © S. Leitenberger / archives

L’Adema est un dispositif de découverte des métiers de l’agriculture à destination des chômeurs via un stage de formation professionnelle. La FDSEA 34 l’expérimente pour la première fois.

L’objectif d’Adema, entièrement financé par le Fafsea, est clair : sensibiliser les demandeurs d’emploi aux métiers de l’agriculture. La FDSEA 34 a choisi d’accompagner la mise en place de ce dispositif. “ Ce qui est pour nous une première, indique Pierre Colin, en charge du dossier formation à la Fdsea 34. Il est important de faire la promotion de nos métiers, d’autant plus dans cette période qui connaît des problèmes de chômage. Or, l’agriculture peut offrir des perspectives. Nous voulons ainsi montrer que l’agriculture est porteuse d’emplois, que cela peut être valorisant et que cela mérite d’être connu. Nous allons servir d’intermédiaires. ” Adema est un dispositif national. “ À nous de le décliner dans nos territoires. Compte tenu de la vocation viticole de notre département, la viticulture sera un des premiers secteurs d’accueil des demandeurs d’emploi mais tous les autres secteurs de l’agriculture sont aussi concernés. ”

Le stage de formation professionnelle a une durée de 154 heures (22 jours ouvrés). Il s’effectue en trois étapes : un accueil en centre de formation pendant cinq jours au cours duquel le stagiaire choisira une activité d’immersion ; la découverte de la réalité du travail agricole dans une exploitation avec l’appui d’un maître de stage pendant 15 jours ; un retour en centre de formation de deux jours pour réaliser un bilan et consolider son projet professionnel. Si le stagiaire continue de percevoir ses indemnités chômage ou s’il n’en perçoit pas, il reçoit une allocation de 652 euros, le maître de stage ne touche rien. “ Il est vrai que l’accueil d’un stagiaire a un coût qui se mesure au temps passé. Mais c’est un investissement dans de la ressource humaine et on veut miser sur le fait qu’il sera gagnant pour l’entreprise. ”

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