Aidy pour accompagner les viticulteurs en conversion

Claudine Galbrun - Réussir Vigne Mars 2012

Aidy pour accompagner  les viticulteurs en conversion
Anne Mérot, de l’Inra. DR

Le projet Aidy, financé par l’Inra, a pour objectif de proposer aux viticulteurs en conversion à la viticulture biologique des indicateurs afin de les accompagner durant cette période et d’inscrire cette conversion dans le temps.

Le projet Aidy (Analyse intégrée de la dynamique des systèmes biophysiques, techniques et de décision lors de la conversion à la viticulture biologique) est parti d’un double constat : la croissance exponentielle des conversions à la viticulture biologique (selon l’Agence Bio, les surfaces en première année de conversion en 2009 ont augmenté de 83 % par rapport à 2008) et de références scientifiques et d’outils pour que les conseillers viticoles puissent répondre à toutes les questions que peut se poser un viticulteur en conversion. Aidy vise donc à combler cette lacune en s’appuyant sur une démarche intégrée englobant les aspects biophysiques, techniques, économiques, sociologiques et organisationnels encadrant la phase de conversion soit avant, pendant les trois ans réglementaires et après. “ Nous travaillons donc dans deux directions ”, explique Anne Mérot, de l’Inra : “ Des expérimentations sont menées pour acquérir des connaissances sur la plante, ses bioagresseurs, sa fertilisation… soit sur l’ensemble des processus biophysiques. Et nous conduisons également des enquêtes auprès de viticulteurs en conversion ou en bio afin de comprendre leur trajectoire, avec une rétrospective économique, leurs motivations et d’évaluer les points critiques. Ceci devrait nous amener à proposer des indicateurs permettant d’établir un diagnostic pré-conversion et de suivre le processus. ”
Pression sociétale
Le projet Aidy devrait se terminer en février 2013. “ Mais nous espérons pouvoir proposer dès cette année quelques indicateurs. D’ores et déjà, nous avons pu constater une importante évolution des conditions de la conversion qui reste un changement de paradigme, un autre mode de production. La pression sociétale joue aussi son rôle quant à l’obtention d’un produit sain. On constate également une prise de conscience quant aux risques que font courir les produits phytosanitaires sur la santé du viticulteur. ” L’AIVB (Association interprofessionnelle des vins bios) fera le lien avec les professionnels pour la diffusion des résultats obtenus qui seront également disponibles sur le site : www.inra.fr/viticulture-bio.

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