Alsace : Des bouchons alternatifs au liège au banc d'essais

Magali-Eve Koralewski

Les chambres d'agriculture d'Alsace ont lancé des essais comparatifs de bouchage sur des vins de cépages riesling et gewurztraminer.

Lancés en 2006, les essais conduits par les chambres d'agriculture d'Alsace visent à tester différents obturateurs en comparaison au bouchage liège sur des vins de riesling et de gewürztraminer sur une période de cinq ans. “ Les premiers résultats obtenus après 24 mois de conservation montrent que les vins de gewürztraminer supportent des bouchons plus perméables que ceux de riesling, pour lesquels des obturateurs peu perméables sont préférables ”, notent Daniel Anse et Michel Pinsun, responsables des essais. De nombreux fabricants de bouchons ont été sollicités ce qui a permis de comparer treize alternatifs au bouchon liège, qui servait de “ témoin ”.

Les premiers résultats montrent que le riesling préfère des bouchons peu perméables alors que le gewurztraminer se déguste mieux si le bouchon a permis une légère oxydation. (P. Cronenberger)

Les premiers résultats montrent que le riesling préfère des bouchons peu perméables alors que le gewurztraminer se déguste mieux si le bouchon a permis une légère oxydation. (P. Cronenberger)

À chaque cépage son bouchon

Des mesures de SO2 libre et de DO 420 (densité optique qui jauge le jaunissement des vins) ont permis d'évaluer la perméabilité des bouchons vis-à-vis de l'oxygène. L'appréciation du jury de dégustation des vins après 24 mois de conservation a, quant à elle, mis en exergue les bouchons les mieux adaptés selon le cépage. Pour le riesling, les modalités préférées sont celles bouchées avec Bramlage Vinotop, Wineïs, Vinocap (vis) et Remycap (vis). Ces bouchons sont ceux dont la perméabilité à l'oxygène s'est révélée faible à intermédiaire selon les mesures de SO2 libre et de DO420. Pour le gewürztraminer, les modalités préférées étaient celles bouchées avec Néocork, Nukorc, Gultig Vision, Supreme Cork, et Nomacorc classic. “ Le profil du gewürztraminer a été jugé plus ouvert. C'est en partie dû à la perméabilité à l'oxygène de ces bouchons ”, précise Daniel Ansen. Reste à poursuivre ces essais, pour confirmer ou non ces évolutions et obtenir une vue globale de ces obturateurs qui, comme le rappelle l'oenologue, évoluent d'une année sur l'autre.

Source Réussir Vigne Septembre 2009

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