Bien choisir ses fertilisants pour limiter ses GES

Claudine Galbrun - Réussir Vigne Janvier 2013

Bien choisir ses fertilisants  pour limiter ses GES
Si l’on veut réduire les émissions par les sols de N2O, gaz à fort pouvoir de réchauffement, les amendements organiques sont à privilégier, indique le CIVC. © J.-C. Gutner

Le CIVC a testé différentes formes de fertilisants sous l’angle de l’émission par ces fertilisants de GES : les gaz à effet de serre. De ce point de vue, l’amendement organique est à privilégier.

Fidèle à ses objectifs d’excellence en matière environnementale, le CIVC (Comité interprofessionnel du vin de Champagne) n’hésite pas à traquer la plus petite source d’émission de GES. “ Les émissions de GES par les sols agricoles et viticoles, et notamment du N2O, gaz qui présente un pouvoir de réchauffement 300 fois supérieur à celui du CO2, représentent environ 1 à 2 % des émissions totales de GES de “ l’entreprise ” Champagne. C’est peu effectivement au regard d’autres postes. Mais c’est la politique des petits pas. Toute contribution à la réduction des GES, même faible, est susceptible de participer favorablement à l’effort global ”, indique Arnaud Descôtes, responsable du service environnement au CIVC. Ce dernier a donc évalué la contribution de différentes formes de fertilisants aux émissions de N2O par les sols.

Privilégier les amendements organiques

Deux amendements organiques, deux engrais organiques, deux engrais organo-minéraux et un engrais minéral ont été comparés. Le CIVC s’intéressant essentiellement à leur part azotée puisque c’est elle qui entre en jeu dans les phénomènes d’émission de N2O. Dans les conditions du test, les quantités de fertilisants apportées correspondent à un apport théorique de 50 kg/ha.
Les résultats sont sans appel : les amendements organiques sont à privilégier. Ils réduisent les émissions de N2O par 6 par comparaison avec les engrais organiques et organo-minéraux et par 4 par comparaison avec les engrais minéraux. Ils entraînent également des émissions de CO2 de 3 à 5 fois inférieures à celles des engrais comportant une fraction organique.
Les fertilisants organo-minéraux et les engrais organiques, quant à eux, provoquent des émissions de N2O supérieures à celles des engrais minéraux. Le CIVC conseille ainsi de baser la fertilisation sur l’entretien du taux de matière organique du sol afin de nourrir la terre qui, à son tour, nourrira la vigne. Une formule qui permet d’améliorer la fertilité physique, chimique et biologique du sol tout en réduisant les risques pour l’environnement.
 

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