Diminuer les doses de cuivre, c'est possible

Xavier Delbecque

Diminuer les doses de cuivre, c'est possible
Le cuivre en solo sous-dosé est plus efficace que les produits alternatifs. - © C. Bioteau

Pour réduire l'utilisation du cuivre en bio, les expérimentations montrent qu'il est plus sûr de le sous-doser que de l'associer à des produits alternatifs.

Diminuer ses doses de cuivre en agriculture biologique, c'est possible, mais délicat. Telle peut être la synthèse de tous les essais réalisés par Marc Chovelon, du Groupe de recherche en agriculture biologique (Grab), sur le sujet. Depuis plus de dix ans, il enchaîne les expérimentations avec tour à tour des produits alternatifs, des associations de cuivre et de décoctions ou encore du cuivre solo peu dosé. « À l'heure actuelle les produits alternatifs mènent dans une impasse, assure-t-il. Nous ne pouvons pas contrôler le mildiou sans cuivre. » Le meilleur moyen pour réduire les doses, selon lui, est encore d'utiliser du cuivre solo sous-dosé, couplé à une stratégie d'observation et de modélisation méticuleuse. « En année normale, on peut commencer les traitements à des doses de 200 à 300 grammes par hectare. Il faudra toutefois les remonter si la pression s'intensifie. » Le technicien souligne l'importance de faire partie d'un groupe de travail et de bien observer ses parcelles.

Diminuer les doses de cuivre, c'est possible

Des huiles essentielles aux résultats variables

« La floraison, par contre, doit être encadrée sans sous-dosage. Après cela, le viticulteur peut descendre par palier, jusqu'à 200 grammes par hectare courant juillet », poursuit-il. Les alternatives s'avèrent par ailleurs risquées. Les décoctions et tisanes en association avec le cuivre n'ont pas donné de bons résultats. Seules des huiles essentielles, de sarriette ou de prêle par exemple, sortent du lot. « Mais malheureusement les résultats sont encore très hétérogènes selon les régions et les conditions. Il est trop tôt pour envisager cela dans des programmes. » Quoi qu'il en soit, la solution ne sera pas unique ; des stratégies régionales pourraient même être envisagées. En attendant, les essais se poursuivent avec un nouveau projet Casdar cette année.

Source Réussir vigne

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