Du purin pour stimuler les plantes en viticulture biologique

Claudine Galbrun - Réussir Vigne Octobre 2012

Du purin pour stimuler les plantes en viticulture biologique
Le purin n’est pas un remède miracle même si c’est un remède que l’on peut fabriquer soi-même. DR

“La pulvérisation de purin apporte à la vigne un cocktail d’oligo-éléments et de minéraux qui participent à la bonne santé de la plante. Mais il ne permettra pas de lutter directement contre les maladies ”, explique Bruno Duart, conseiller technique en viticulture biologique. “ Je ne conseille jamais d’appliquer du purin seul mais en association avec du cuivre ou du soufre. En particulier, le purin permettra d’amoindrir l’effet phyto-toxique du cuivre par exemple lors des coups de froid printaniers. Le purin n’est pas un remède miracle même si c’est un remède que l’on peut fabriquer soi-même ”. Pour obtenir du purin, il faut faire macérer des plantes dans de l’eau de pluie ou souterraine (à raison de 10 kg/100 l) car elle est non-chlorée et dans une cuve fermée. La hauteur d’eau doit être suffisante afin de conserver le CO2 fermentaire et d’éviter l’oxydation de protéines complexes intéressantes. Les plantes à faire macérer doivent être cueillies avant floraison. Un brassage quotidien du mélange est nécessaire. “ Il est également important d’en contrôler la conductivité (concentration en ions) qui va augmenter au fil des jours puis stagner. ”

Plantes vitalisantes ou minéralisantes

Une fois le niveau de conductivité optimal atteint, le mélange doit être filtré et soufré à hauteur de 5 g/hl. On distingue les purins de plantes vitalisantes comme l’ortie qui favorise les échanges dans la plante, ce qui est intéressant en période de sécheresse ou la consoude qui favorise la floraison et les purins de plante minéralisante comme la prêle (ne pas utiliser equisetum palustre qui est toxique) qui renforce la structure de la plante par l’apport de silicium. “ Je recommande le plus souvent, l’application d’une association de purins de plante vitalisante et minéralisante, la règle étant de verser dans la cuve le purin, une fois que la bouillie fongique est solubilisée. ” Quant aux doses d’application, et selon les essais qu’a menés Bruno Duart, elles sont de 5 % du volume de bouillie total à partir du stade six feuilles étalées et peuvent aller jusqu’à 10 % sur les parcelles en souffrance.  

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Commentaires 1

Kristen

Je lisais hier sur Rue89 que 90% des vins contiennent des traces de pesticides... une stimulation avec des extrès végétaux (je préfère au mot purin) une avancée vers moins de pesticide.

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