L’assurance météo pour se protéger des risques climatiques

Claudine Galbrun - Réussir Vigne Octobre 2012

L’assurance météo pour se protéger des risques climatiques
Un contrat d’assurance météo va déterminer un indice qui représentera les conditions météorologiques pouvant affecter la production sur une zone donnée, indice à partir duquel pourra être déclenchée l’indemnisation. © M.-E. Koralewski

L’assurance météo offre la possibilité de s’assurer contre le risque climatique. Le déclenchement de l’indemnité n’est plus alors basé sur les pertes réelles de l’exploitation mais sur une somme de données climatiques.

L’assurance météo dite aussi assurance indicielle ne va pas faire référence aux pertes réelles de l’exploitation mais aux pertes évaluées sur la base d’un indice calculé sur une zone géographique donnée, à partir d’indicateurs agro météorologiques et ce, quelle que soit l’ampleur des dommages. “ Nous allons ainsi, déterminer avec l’exploitant un indice qui représentera les conditions météorologiques pouvant affecter sa production. Le contrat d’assurance pourra ainsi spécifier, par exemple, qu’une maladie peut se déclarer si x mm de pluie s’abattent sur une parcelle pendant une période donnée. L’exploitant va payer une prime pour s’assurer contre ce risque. Les données météorologiques seront monitorées et si l’indice tel que prévu est dépassé, l’indemnité se déclenchera ”, explique Jean-Louis Bertrand de Météo-Protect, société de courtage en assurance spécialisée dans la couverture climatique. L’indemnisation peut ainsi intervenir en cas d’événement ponctuel ou être proportionnel à l’ampleur du phénomène climatique défini dans le contrat. “ Chaque contrat est ainsi rédigé sur mesure en fonction du profil de l’exploitation par rapport au risque assuré. Il précise la zone couverte, l’indice (soit les conditions météorologiques) qui seront monitorées et sur quelle période et le montant de l’indemnité. ” Il est à noter que ce type d’assurance ne couvre pas le risque de grêle. “ Pour mettre au point ce type de contrat, nous avons besoin de disposer d’un historique de données météorologiques dans la zone où l’exploitant a ses terres. Or, la grêle étant un phénomène localisé et aléatoire, il n’est pas possible de disposer de relevés fiables et précis ”, souligne Jean-Louis Bertrand. Le coût d’une telle assurance est compris entre 5 et 10 % du montant de l’indemnité. “ Ce qui n’est pas plus cher que de ne pas s’assurer. La question du coût fait d’ailleurs partie de la discussion avec l’exploitant avant la signature du contrat afin d’évaluer le budget qu’il peut y consacrer et de voir à partir de quel montant de pertes, l’entreprise pourrait être mise en danger. L’assurance devant avoir un sens économique. ”

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