L’éventuelle taxe sur le vin fait couler beaucoup d’encre

S C avec AFP

L’éventuelle taxe sur le vin fait couler beaucoup d’encre

Des viticulteurs et personnalités syndicales ou politiques manifestent leur inquiétude face au projet, évoqué au Sénat, de taxation du vin pour lutter contre sa consommation en excès.

La mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (MECSS) du Sénat, présidée par Yves Daudigny (PS), réfléchit à la mise en place d'une fiscalité dissuasive "dite comportementale" en matière de consommation de vin.

La  FNSEA et les Jeunes Agriculteurs (JA) ont  exprimé leur opposition catégorique à cette éventuelle nouvelle taxe sur le vin. "Une augmentation de la fiscalité sur le vin, sous couvert d'une politique de santé publique, aurait des conséquences dramatiques en termes d'image des produits viti-vinicoles sur nos marchés", estiment Fnsea et JA dans un communiqué commun. La filière viticole participe largement à la balance commerciale de la France, avec un excédent commercial de 7 milliards d'euros, rappellent-ils.

Un avis partagé par le maire de Bordeaux Alain Juppé qui a jugé que "taxer le vin serait une absurdité ». "Il faut distinguer l'éducation à une consommation responsable du vin avec modération et les alcools durs", a-t-il déclaré lors d'un point de presse.  M. Juppé estime que "boire du vin avec modération, ce n'est pas une catastrophe, cela s'apprend" et a rappelé  que Bordeaux allait ouvrir, à l'horizon 2015,  une "Cité de la civilisation et du vin » où l’on expliquera "la culture", la "géographie" mais aussi  les "dangers du vin".

Interrogé sur ce sujet, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll s'est voulu rassurant en affirmant, lors d'un point presse, ne "jamais avoir été saisi d'un projet de taxe sur vin".  "Je verrai le moment où on me saisira de manière officielle sur cette question mais là, je voudrais rassurer tout le monde : personne ne m'a jamais évoqué cette question en tout cas au niveau du ministère et du Conseil des ministres", a ajouté M. Le Foll, qui  participait à Bordeaux aux assises européennes et mondiales de l'origine. Il a cependant reconnu qu'il y avait « peut être» des discussions sur le sujet à l'assemblée mais que pour l'instant il n'y avait  pas "péril en la demeure".

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