La superficie du vignoble mondial en recul

Claudine Galbrun . Réussir Vigne Janvier 2012

Domaine viticole Chang Yu à Yantai, dans la région du Shandong (Chine). © P. Bourgault
Même la Chine connaîtrait un rythme de croissance moindre. © P. Bourgault

Selon les données de l’OIV(1), la superficie du vignoble mondial aurait diminué en 2011 de 60 000 ha, une réduction liée pour une bonne part aux arrachages en Europe.

Ce sont entre 50 et 55 000 hectares de vignes qui devraient être arrachés en 2011 dans l’Union européenne. Ce serait donc cette dernière qui serait responsable de la baisse des superficies au niveau mondial, estimée par les experts de l’OIV à 60 000 ha, et ce, après un recul de 66 000 ha en 2010. L’Espagne paierait le plus lourd tribut avec une réduction des surfaces de 28 000 ha. L’Italie aurait arraché 9 000 ha et la France 6 000. Au total, le vignoble européen enregistrerait une baisse de ses surfaces de 1,4 % pour s’approcher en 2011 de 3,750 millions d’hectares. Dans l’hémisphère Sud, le rythme global de croissance des surfaces plantées se ralentit, y compris aux Etats-Unis. L’Argentine et le Chili pourraient même connaître un recul de leur vignoble. En Australie où la situation de la filière est préoccupante, la tendance serait également baissière. Même la Chine connaîtrait un rythme de croissance moindre. La production de vins, toutefois (hors moûts et jus) serait en très légère progression d’environ 1 million d’hl, par rapport à 2010 (+ 0,4 %). Selon les projections des statisticiens, elle se situerait entre 264,3 et 275,2 millions d’hl. Avec des évolutions contrastées selon les pays : - 10,3 % aux Etats-Unis ; + 1 % pour l’Union Européenne ; + 15,5 % pour le Chili ; - 4,8 % pour l’Argentine. À noter que les données chinoises ne sont pas connues.
L’OIV s’est risqué à une prévision de conjoncture pour le début de la campagne 2011-2012. Tout dépendra du niveau de consommation mondiale qui n’est pas connu à ce jour et de la réalisation d’un des scénarios envisagés par l’OIV, le premier tablant sur une sortie de crise, le second marqué par une recrudescence de la crise. Ainsi l’écart entre la consommation et la production pourrait varier de 12,8 à 39,5 millions d’hl. Sachant que les besoins industriels sont estimés à 26,2 millions d’hl.  

(1) Organisation internationale de la vigne et du vin

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