Languedoc-Roussillon : Les techniques alternatives aux herbicides attirent plus de 800 viticulteurs

Raphael Lecocq

Le succès des démonstrations organisées par les réseaux Cuma et Chambres d'agriculture souligne la prise de conscience des viticulteurs. Mais le plus dur reste à faire.

Ces journées de démonstration étaient inédites à plusieurs titres. Pour la première fois, les réseaux Cuma et Chambre avaient mutualisé leurs moyens techniques et humains. Et pour donner encore plus de poids à leur action, ils avaient programmé la même semaine cinq démonstrations disséminées sur le vignoble. Résultat, 15 constructeurs et 800 visiteurs ont répondu à l'appel, un score qui aurait pu être supérieur si l'une des journées n'avait pas été annulée en raison de la manifestation du 16 octobre.

Freins économiques

Les viticulteurs ont pu mesurer l'efficacité des différents outils agissant « au pied des pieds », là où la maîtrise des adventices par voie mécanique est la plus délicate. Moyennant quelques précautions (bonne tenue du palissage) et l'adaptation de l'outil intercep à la situation (décavaillonneuse, lame, fraise), les résultats sont probants. Les handicaps sont davantage économiques que techniques, pas tant au niveau de l'investissement (subventions possibles dans le cadre du Plan végétal pour l'environnement) que des coûts de chantier (temps de travaux, carburant). Cette barrière économique limitait déjà l'usage des herbicides dans la région, les viticulteurs ne pouvant pas suivre l'augmentation du coût des programmes, consécutive au retrait successif de certaines matières actives peu coûteuses et à large spectre.

Les Cuma et les Chambres ont réussi à fédérer les viticulteurs sur la question du respect de la qualité des sols et de l'eau

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