Le vignoble des Côtes-du-Rhône se restructure, ses vins se réorientent

Bruno Carlhian - Réussir Vigne Mai 2013

Le vignoble des Côtes-du-Rhône se restructure, ses vins se réorientent
1200 hectares ont été restructurés, Entre 2009 et 2012, dans le cadre d’un plan collectif destinés aux côtes-du-rhône et côtes-du-rhône villages. © Inter Rhône

Les vins du Rhône évoluent rapidement, avec plus de rosé, de bio, et de vins de milieu et haut de gamme.

Les dirigeants d’Inter Rhône ont marqué leur volonté de poursuivre l’adaptation du 3e vignoble français à la demande française mais également internationale. “ En 2012, nous avons produit 2,9 millions d’hectolitres dans la région, soit très exactement ce qui a été commercialisé en 2011 ”, a expliqué Christian Paly lors de la présentation annuelle des résultats de l’appellation. “ Cet équilibre étant atteint, nous devons poursuivre le travail de repositionnement de l’appellation sur les catégories les plus en phase avec les attentes des consommateurs. ”

Ramener de la productivité avec des vins plus colorés, plus aromatiques

Le chantier commence par la poursuite de la restructuration du vignoble. Un plan collectif a permis de renouveler plus de 1200 hectares en côtes-du-rhône et côtes-du-rhône villages entre 2009 et 2012 en favorisant des cépages qualitatifs comme la syrah en rouge et le viognier en blanc. Christian Paly attend de ce rajeunissement “ qu’il ramène de la productivité avec des vins plus colorés, plus aromatiques, en adéquation avec les attentes du consommateur ”. L’adaptation s’accompagne d’une forte évolution des productions. La région est en train de devenir un des acteurs importants du rosé, puisque la part est passée de 8 % de la récolte en 2004 à 14 % en 2011. Plusieurs appellations en ont fait le cœur de leur développement. Le rosé pèse 40 % de la récolte des costières de nîmes et 79 % de celle du luberon. Cette couleur progresse également très rapidement en côtes du ventoux (35 %) et dans les côtes-du-rhône régionaux.
De la même manière, le vignoble a pris le virage du bio. Les premières estimations 2012 laissent envisager un volume de 10 % de la récolte en bio certifié pour les côtes-du-rhône régionaux. Côtes-du-rhône et côtes-du-rhône village totaliseraient en 2012 plus de 150 000 hectolitres en bio, soit une augmentation de 30 à 40 % par rapport au millésime précédent.

Se démarquer sur le marché international

Plus généralement, les appellations de la région entendent poursuivre l’effort de valorisation de leurs vins, notamment pour se démarquer sur le marché international. L’objectif de monter vers le “ milieu-haut-de-gamme ” est déjà en partie atteint en France. En 2012, les ventes en grande distribution de vins inférieurs à trois euros ont diminué de 6 %, tandis que celle des vins vendus à plus de trois euros ont progressé de 3 % en un an.  

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