Les agriculteurs de l’Hérault gravement touchés par les intempéries

Les agriculteurs de l’Hérault gravement touchés par les intempéries

Quelque 200 agriculteurs et viticulteurs de l'Hérault ont subi d'importants dégâts sur leurs cultures et exploitations et en appellent à la solidarité nationale pour réclamer des aménagements de charges qui devraient leur être en partie attribués.

Autour de Montpellier, la région a été noyées sous des pluies soudaines et diluviennes qui ont causé "d'énormes dégâts", explique Jérôme Despey, président de la chambre d'agriculture de l'Hérault, qui se livrait à une première évaluation des dégâts. Ce sont les hauts cantons de l'Hérault, au nord-ouest de Montpellier, et les exploitations au sud de la ville (entre Lunel et Lattes) qui ont le plus souffert à une semaine de la fin des vendanges.

Les vendanges ont commencé en août et seulement 15% environ des grappes restaient à récolter, a estimé M. Despey, mais les vignes elles-mêmes ont été parfois très sévèrement touchées. "A l'est de Montpellier, les eaux ont emporté des pans entiers de vignes et il reste encore difficile d'accéder aux parcelles inondées", a-t-il précisé mardi en milieu d'après-midi.

Ces dernières intempéries surviennent après celles subies le 19 septembre plus à l'ouest du département dans le secteur de Lamalou-les-Bains.  Dans ce secteur, ce sont "des milliers d'hectares qui ont été inondés et des centaines d'hectares de vignes, grande culture ou arboriculture qui ont été impactés, occasionnant des pertes de fond" au-delà de la récolte de l'année, a-t-il expliqué.

Report et un allègement de charges

Jérôme  Despey, également vice-président de la FNSEA, a accueilli mardi après-midi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans une exploitation maraîchère de Mauguio (sud de Montpellier), dévastée: là, "1,50 m d'eau est passé sur les serres, anéantissant les récoltes" (voir Video).

Le responsable agricole entend demander à la fois un report et un allègement de charges, ainsi que la reconnaissance très rapide de l'état de catastrophe naturelle"On en appelle à la solidarité du gouvernement pour demander que soit rapidement reconnu l'état de catastrophe naturelle et au ministère de l'Agriculture pour qu'il accélère le processus de versement des calamités agricoles", a-t-il dit.

Reconnaissant la gravité de la situation, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a souhaité dans un communiqué, que les exploitants concernés puissent solliciter un "dégrèvement de taxes sur le foncier non bâti pour les parcelles touchées" et auprès de la mutualité agricole (MSA) "un échelonnement de leurs charges". Stéphane Le Foll en appelle aussi aux banques, pour qu'elles "prennent en compte cette situation exceptionnelle et propose aux viticulteurs sinistrés les solutions leur permettant de passer ce cap difficile".

La commission des calamités agricoles, qui dresse les expertises, doit se réunir pour statuer le 17 décembre, "ce sera beaucoup trop tard pour indemniser les producteurs sinistrés", estime M. Despey qui réclame aussi un allègement des charges sociales et patronales.

 

Source avec AFP

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