Les effets non-intentionnels des pratiques à l’étude

Claudine Galbrun - Réussir Vigne Décembre 2012

Mésange charbonnière.
Les ENI seront examinés sous deux angles : celui de la biodiversité avec un suivi des oiseaux, de la flore et des populations de coléoptères de bords de champ et des vers de terre, celui de l’apparition de phénomène de résistance chez les bioagresseurs. © R. J. Eplefpa - Bordeaux Gironde

Les réseaux de surveillance des effets non-intentionnels des pratiques agricoles sur la biodiversité se déploient depuis cette année. Exemple en Aquitaine.

Au niveau national, quatre cultures ont été sélectionnées pour faire l’objet du suivi des effets non-intentionnels (ENI) des pratiques agricoles sur la biodiversité et de l’usage des phytosanitaires, objectifs inscrits dans l’axe 5 du plan Écophyto 2018. La vigne est l’une des productions suivies, en tant que plante pérenne, les autres étant le maïs, la salade et le blé. En Aquitaine, treize parcelles de vigne font l’objet de ce suivi. Les ENI seront examinés sous deux angles.

Analyse sous deux angles

Le premier concerne la biodiversité assurée par le suivi de la flore, des populations de coléoptères, des oiseaux de bords de champ et des vers de terre. “ Les protocoles d’observation ont été élaborés en collaboration le Muséum d’histoire naturelle et l’université de Rennes. Ils sont nationaux et harmonisés ”, précise Sygrid Launes, du pôle épidémiosurveillance du SRAL Aquitaine. Le second s’intéresse au suivi de l’apparition de phénomène de résistance chez les bioagresseurs. Pour la vigne, seront surveillés les couples bioagresseurs/molécules actives : mildiou/amectotradine et cyazofamide ; oïdium/Qoi et quinoxyfène ; botrytis/toutes familles chimiques et ray-grass, glyphosate. 2012 sera l’année point zéro pour un suivi pluri-annuel des parcelles. Toutes les données recueillies seront transmises à la Direction générale de l’alimentation, qui en assurera la restitution. Ce réseau de surveillance des ENI qui a la particularité en Aquitaine d’englober une diversité de partenaires dont les lycées viticoles, s’appuie sur ceux déjà existants de l’épidémio-surveillance et des fermes Dephyecophyto. La Fredon, la Draf et la chambre régionale d’agriculture d’Aquitaine en sont partenaires. L’Onema (office national de l’eau et des milieux aquatiques) en est le financeur.

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