Marché mondial : Une nouvelle génération de pays producteurs présents à la Wine Fair de Londres

Catherine Bioteau

La London International Wine Fair, le salon international des vins de Londres, qui s'est déroule tous les ans en mai, est un excellent baromètre pour évaluer l'impact des autres pays producteurs de vin.

Cette année a confirmé l'émergence d'une nouvelle génération de pays avides de marquer de leur empreinte le marché anglais voire le marché mondial. Parmi ceux-ci, le Brésil met les bouchées doubles. Neuf wineries étaient présentes, regroupées sous la bannière Wines From Brazil, du nom de l'organisme d'aide à l'exportation du pays.

“ Pour nos débuts à l'export, nous nous concentrons sur huit pays et surtout sur le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l'Allemagne, explique Andreia Gentilini Milan, responsable export de Wines of Brazil. Nous voulons d'abord accroître la notoriété mondiale des vins brésiliens. ”L'export porte essentiellement sur des vins effervescents (chardonnay, pinot noir, riesling) et des merlots fruités, tous d'une qualité remarquée par les critiques internationaux, visant le segment des vins fins.

Les Brésiliens n'hésitent pas non plus à élaborer des cuvées spécifiques à la demande des importateurs. Ainsi, Miolo, un des premiers exportateurs, commercialise Alisios, un assemblage de tempranillo et de touriga (cépage portugais), sur le marché anglais à la demande de Bibendum, pour 5 £. Pour l'heure, les volumes demeurent confidentiels, mais le potentiel est important, d'autant plus que le climat brésilien autorise deux récoltes par an.

Autre pays passant à l'offensive : l'Inde.

Neuf producteurs indiens étaient présents pour la première fois dont trois exportent déjà sur l'Angleterre : Indage, Sula et Grover Vineyard. L'Inde propose des vins rouges et blancs élaborés essentiellement à partir de cépages français, de tempranillo et de zinfandel et des effervescents d'un cépage local (l'arkavati), de qualité mais à des prix plus élevés que ceux auxquels on pouvait s'attendre, de l'ordre de 10 £ pour un sauvignon.

“L'Inde ne compte pour l'instant qu'une poignée de caves dignes de ce nom, explique Marie Didier-Laurent, oenologue consultante en Inde. Elles investissent énormément en matériel et en énergie pour faire des vins de qualité. ”

Source Réussir Vigne Juillet-Août 2010

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