Nicolas Sarkozy : Contre la suppression «des niches fiscales au service de l'emploi »

Nicolas Sarkozy se félicite d'avoir « supprimé la totalité des charges sur les (travailleurs) saisonniers », et indique ne pas avoir « du tout l'intention » de supprimer les niches fiscales au service de l'emploi.

Interrogé lors d'une table-ronde avec des professionnels de la filière viticole sur le coût du travail, le chef de l'État a rappelé avoir « supprimé la totalité des charges sur les (travailleurs) saisonniers », et souligné ne pas avoir l'intention de revenir sur cette mesure prise en 2010. « Ça représente pour le budget de l'État 700 millions d'euros de dépenses » mais « c'était notre devoir de le faire », a-t-il dit.

Selon Nicolas Sarkozy, « ce qu'on doit supprimer, ce sont les niches fiscales inutiles ». Mais « les niches au service de l'emploi, celles-là je n'ai pas du tout l'intention de les supprimer ».

« Ces 700 millions d'euros qui permettent à un exploitant agricole ou à un éleveur du centre de la France, ou à un producteur laitier, d'être à peu près à égalité de concurrence avec nos amis allemands en ramenant le coût horaire de 12,39 euros aux alentours de 10, ça c'est un vrai coup de main », a-t-il noté.



Charges sociales : Être à égalité avec les autres pays européens

Pressé par ses interlocuteurs d'agir de même sur les emplois permanents, Nicolas Sarkozy assure que le gouvernement fera « quelque chose, en accord avec la réglementation européenne ». « Il faut que sur les charges sociales nous soyons à égalité avec les pays européens », a affirmé Jérôme Despey, vice-président de la FNSEA, dans une déclaration à l'AFP.

Le responsable syndical, présent lors de la visite du chef de l'État, a également alerté ce dernier sur les difficultés du secteur des fruits et légumes.
Selon M. Despey, « il y a urgence » compte tenu du manque de compétitivité des producteurs français face à leurs homologues espagnols ou allemands« .

Mardi, lors d'une table-ronde à Agde (Hérault) sur le tourisme, Nicolas Sarkozy avait relevé qu'il n'était »pas question de revenir« sur la TVA à 5,5% dans la restauration, mesure prise il y a deux ans et qui a »produit des effets« .

A la fin mars, le secteur des hôtels et restaurants comptait 44.600 salariés de plus qu'au 30 juin 2009, veille de l'entrée en vigueur de la TVA à taux réduit, à 5,5% au lieu de 19,6% (sauf pour les alcools). Son coût net pour les finances publiques est estimé à 2,4 milliards d'euros par an.

Source AFP

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