Protection phytosanitaire : La baisse des traitements flavescence est possible

Marion Ivaldi

Le Groupement de défense contre les organismes nuisibles (GDON) du Libournais a testé une nouvelle méthode de lutte contre la flavescence en baissant le nombre de traitements presque de moitié.

“ Au global, nous sommes parvenus à diminuer de 56% les traitements contre la cicadelle de la flavescence dorée. Un bon début pour une première année d'expérimentation ”, se satisfait Philippe Bardet, président du GDON du Libournais. Le groupement a en effet testé lors de la dernière campagne une nouvelle méthode de lutte contre la flavescence qui colle plus au territoire et fait appel à la mutualisation de moyens entre vignerons. “ En accord avec le service de la protection des végétaux, nous avons raisonné les traitements non par commune touchée par la flavescence dorée comme c'est habituellement le cas, mais par surfaces concentriques autour des foyers d'infestation ”, explique Philippe Bardet.

La cicadelle a fait l'objet d'une lutte d'un nouveau genre. Le GDON du Libournais a identifié des foyers et suivant l'intensité d'infestation a appliqué les trois traitements classiques ou moins. (DR)

La cicadelle a fait l'objet d'une lutte d'un nouveau genre. Le GDON du Libournais a identifié des foyers et suivant l'intensité d'infestation a appliqué les trois traitements classiques ou moins. (DR)

Identification de foyers et piégeages

Deux foyers principaux d'infestation ont été identifiés ainsi que quelques zones d'infestations annexes. Sur le premier foyer, d'intensité et de taille importante, les trois traitements classiques ont été appliqués. “ Sur le second et les autres foyers, nous avons effectué un seul traitement larvicide ou aucun en fonction de l'éloignement de l'épicentre ”, indique Philippe Bardet. Pour ces surfaces, le second traitement larvicide et le traitement adulte ont été raisonnés suivant les observations de terrain réalisées à partir de piégeages. “ Sur les zones où trois adultes par semaine ont été piégés, nous avons traité ”. Pour les autres zones, il n'y a pas eu de traitements. Et Philippe Bardet de conclure : “ nous avons prouvé qu'une stratégie collective est très efficace (mutualisation des moyens de surveillance et des résultats), pourquoi traiter trois fois lorsque tous les insectes sont détruits au premier larvicide ? ”

Source Réussir Vigne Mars 2008

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