Revenu : De nombreux viticulteurs smicards dans le Bordelais

SC avec AFP

La crise qui frappe depuis presque 10 ans les appellations les moins prestigieuses du bordelais entraîne la paupérisation de certains viticulteurs pour qui il devient difficile de se payer au Smic.

La Chambre d'agriculture de la Gironde a épluché la comptabilité, sur 10 ans, de 100 exploitations familiales en Appellation d'origine contrôlée
(AOC) bordeaux. Résultat : les deux tiers dégagent moins d'un Smic par travailleur familial en 2007/2008 et 20% sont en perte. Seules 15% des exploitations dégagent plus de deux Smic par travailleur familial, avec un chiffre d'affaires moyen sur cet échantillon en baisse de 27% en 10 ans.

Parmi les trois modes de commercialisation étudiés (vrac, cave coopérative et bouteilles), l'étude relève que les ventes de vin en vrac sont les plus touchées, avec un revenu moyen de 750 euros/mois par travailleur familial.

La crise provient d'une baisse de la consommation mais également du « manque de dynamisme de la filière » sur les marchés étrangers, estime Chantal Séguillon, cofondatrice du tout nouveau Collectif des viticulteurs interappellation. Et la crise financière de ces derniers mois n'arrange rien. A tel point que la situation menace d'être « encore pire en 2010 et 2011 », craint-elle.

La plupart de ses viticulteurs s'en sortent uniquement grâce au salaire d'un conjoint, en reportant les investissements ou en vendant des parcelles en terrain à bâtir.

Le bordelais, plus vaste vignoble en AOC de France (120.000 ha), compte une dizaine de milliers d'exploitations réparties sur 60 appellations, où ont été produits 4,75 millions d'hl en 2008 (contre 5,65 millions en 2007).



Publié par SC avec AFP

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