Trois questions à Jean-Louis Bergès* : Il est plus difficile de financer les stocks »

Propos recueillis par Marion Ivaldi

Trois questions à Jean-Louis Bergès* : Il est plus difficile de financer les stocks »

Quel peut être l'impact de la crise financière sur vos activités ?

Nous ne sommes pas à l'abri de connaître une baisse de consommation dans les pays riches. La crise économique induit une baisse du pouvoir d'achat. Il est vraisemblable que l'on souffre d'une baisse de la consommation notamment à l'export. Les consommateurs pourraient avoir le réflexe de se tourner vers les produits de leurs pays au détriment de ceux importés. Par ailleurs, la crise financière rend les banques frileuses face à l'emprunt et l'argent reste cher malgré la baisse des taux de change par la banque centrale européenne.
Il est donc plus difficile de financer les stocks.




La baisse de l'euro face au dollar n'est-elle pas bénéfique ?

Nos tarifs sont engagés pour une année à parité constante. L'effet bénéfique ne pourra se faire ressentir qu'en début d'année 2009, à condition que l'évolution du taux de change reste sur la même tendance. Cela reste à confirmer, vu les fluctuations que connaît l'économie à l'heure actuelle.

Ressentez-vous actuellement un ralentissement de vos activités ?

Jusqu'à la fin juin-début juillet, nous n'avons pas tellement ressenti les effets de la crise. Depuis le déclenchement de la crise financière en septembre, nous remarquons une certaine prudence des importateurs avec des baisses assez significatives dans les grands pays importateurs comme la Grande-Bretagne, les Etats-Unis ou l'Europe. En France, les foires au vin se sont mal passées. Il y a des stocks chez les distributeurs qu'ils vont choisir d'écouler avant de passer de nouvelles commandes.


* Jean-Louis Bergès est directeur général du Groupe Boisset.


Source Réussir Vigne Décembre 2008

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