Une récolte de vin estimée à 50,2 millions d'hectolitres

Une récolte de vin estimée à 50,2 millions d'hectolitres

Selon les prévisions au 1er octobre 2011 la récolte 2011 de vin devrait dépasser la moyenne des cinq dernières années, mais resterait en dessous des niveaux des années 2006 et 2005.

La récolte pourrait s’élever à 50,2 millions d'hectolitres (+11%/ 2010), dont 23,3 en vins d’Appellation d’Origine Protégée (AOP), 14,5 en vins avec Indication Géographique Protégée (IGP), 4 en autres vins et 8,4 pour les vins destinés à la production d’eaux-de-vie.  Les rendements seraient toutefois très hétérogènes dans certaines régions, même à une échelle locale, conséquence de la sécheresse printanière puis de la répartition inégale des précipitations estivales.

 La plupart des vendanges ont débuté en avance fin août, voire avant dans certains vignobles méditerranéens. Grâce à une météorologie sèche en septembre, le niveau des attaques de Botrytis (pourriture grise) a été contenu dans la plupart des régions, hormis dans les départements de la façade atlantique. Les vendanges se sont mieux déroulées en fin de période, aidées par une météorologie clémente. Les taux d’acidité initiaux seraient plutôt bas.

vin

En Champagne, les vendanges ont commencé le 19 août et se sont achevées mi-septembre. Le rendement en appellation a été fixé à 10 500 kg/ha. Pour la récolte de cette année, jusqu’à 3 100 kg/ha par exploitation pourront être mis en réserve individuelle.

En Bourgogne, hormis dans le Beaujolais, le développement du Botrytis a obligé à opérer un tri dans certaines parcelles précoces. Dans le Beaujolais, le millésime semble prometteur. Les vendanges ont débuté fin août et se sont achevées vers la mi septembre, avec une météorologie favorable.

En Alsace, les vendanges, commencées fin août, se sont déroulées dans des conditions climatiques optimales. Le Botrytis, qui a touché surtout les Pinots gris et noirs et le Riesling, conduit à une légère baisse des prévisions de production depuis la dernière prévision, mais la récolte serait bien plus importante que celle de 2010, particulièrement faible. Les vins devraient présenter des taux d’acidité plus faibles que les années antérieures.

En Savoie et dans le Jura, les vendanges, débutées fin août, se sont terminées fin septembre. En raison de conditions sèches, le Botrytis n’a pas été aussi virulent que prévu sauf pour le Pinot. La récolte est d’un très bon niveau dans le Jura.

Dans le Val de Loire, les vendanges ont commencé dès le 23 août. Certaines parcelles ont dû être vendangées précocement en raison d’attaques de Botrytis. Les rendements sont hétérogènes. En Pays de Loire, le climat a été favorable aux vignes plus tardives, notamment pour les vins rouges et liquoreux. L’acidité initiale serait assez basse.

Dans les Charentes, la récolte s’est terminée le 20 septembre. Les rendements seraient très inégaux selon la répartition des pluies estivales, des dégâts de grêle ou de maladies (Botrytis notamment), rendant difficile l’estimation des volumes destinés au Cognac.

Dans le Bordelais et dans le Sud Ouest, les vendanges ont commencé fin août, en avance d’un peu plus de dix jours. En Gironde, les rendements seraient hétérogènes, conséquence de précipitations estivales inégalement réparties après les sécheresses printanière et hivernale, de dégâts de grêle localisés et d’une pression du Botrytis plus importante qu’à l’accoutumée.

 En Languedoc-Roussillon, les vendanges ont démarré avec un peu d’avance par rapport à une année normale. Malgré une diminution des surfaces en production estimée à 3 % par rapport à 2010, le potentiel de production devrait être plus élevé que la faible récolte de 2010. La production finale serait plus importante que prévue depuis la dernière prévision. L’état sanitaire est relativement préservé.

Dans les autres vignobles du Sud-Est, les vendanges ont débuté fin août avec environ 10 jours d’avance par rapport à 2010. Le Botrytis, installé à la faveur des pluies de juillet sur les parcelles chargées de grappes compactes, a conduit à des tris en zone Côtes du Rhône du Vaucluse. L’oïdium est assez présent par ailleurs.

En Corse, l’état sanitaire est préservé, mais les trois semaines de canicule estivale ont porté préjudice au volume de récolte, qui devrait être finalement inférieur de 9 % à celui de 2010.

Source D'après Agreste Conjoncture Viticulture

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