Vers des cépages résistants à l'oïdium et au mildiou

Clara de Nadaillac - Réussir Vigne Janvier 2012

Vers des cépages résistants à l'oïdium et au mildiou
La station viticole de cognac teste deux génotypes Inra blancs, résistants à l’oïdium et au mildiou. Ils présentent des caractéristiques proches de celles de l’Ugni blanc (photo). © P. Cronenberger

La station viticole de Cognac, en collaboration avec l’Inra, teste des cépages résistants à l’oïdium et au mildiou. Le but est d’arriver à réduire les intrants phytosanitaires, voire de s’adapter aux changements climatiques.

La journée technique de la station viticole du Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC), qui s’est déroulée le 27 octobre dernier, a été l’occasion de faire le point sur les dernières recherches sur les cépages résistants. Depuis 2005, cette antenne teste, in situ, deux génotypes Inra blancs, résistants à l’oïdium et au mildiou.
“ Les premiers résultats sont encourageants, souligne Gérald Ferrari, responsable expérimentation viticole et œnologique de la station viticole. Ces cépages présentent des caractéristiques proches de celles de l’Ugni blanc. Leur productivité est bonne et l’acidité élevée. ”
Parallèlement à cela, depuis 2008, la station viticole expérimente un rétrocroisement de l’un de ces cépages avec de l’ugni blanc. La première évaluation s’est déroulée cette année. “ Une grande diversité a été obtenue, poursuit le responsable. Elle sera caractérisée dans les années à venir. ”

Sélectionner les géniteurs

La durabilité de la résistance de ces cépages dans le temps étant incertaine, la station viticole a souhaité tester des génotypes multirésistants. Pour ce faire, elle a poursuivi sa collaboration avec l’Inra. La première étape de sélection des géniteurs se déroule cette année, pour un croisement en 2012. L’objectif est double : sélectionner un individu intéressant, ou un parent pouvant être croisé avec l’ugni blanc. “ Ce nouveau matériel végétal résistant présente un grand intérêt dans l’optique de réduire les intrants phytosanitaires, mais aussi pour avoir des solutions d’adaptation au changement climatique, conclut Gérald Ferrari. Les cépages obtenus présentent des différences notables en terme d’acidité totale et plus particulièrement de rapport entre l’acide malique et l’acide tartrique. Cela pourra être exploité en vue de la sélection de nouveaux cépages adaptés à l’évolution climatique. ”

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