Vignobles: "perspectives encore bonnes" à affiner après la grêle

Vignobles: "perspectives encore bonnes" à affiner après la grêle

Les perspectives de vendanges restent "bonnes en quantité et en qualité" mais seront à affiner après les récents épisodes de grêle qui ont clairement affecté certains vignobles, a indiqué jeudi FranceAgriMer.

L'organisme a renoncé à présenter sa traditionnelle estimation de récolte de la mi-juillet, à la demande des professionnels qui la jugent bien trop précoce et imprécise puisqu'elle se fonde sur des enquêtes de terrain conduites du 15 au 30 juin. "La première estimation sera donnée fin juillet et les premiers chiffres corrects seront annoncés le 22 août" a prévenu Anne Haller, déléguée pour la filière viticole.Pour Philippe Janvier, chargé d'études économiques de FranceAgrimer, "l'état sanitaire de la vigne est globalement sain après un hiver et un printemps sans incident majeur" et des conditions de culture plutôt douces. Cependant, plusieurs régions ont été sévèrement frappées par les orages depuis le mois de juin sans que les conséquences sur les vignes puissent être déjà évaluées à ce stade, a insisté Anne Haller. 

"Un bon mois et demi pour mesurer les conséquences"

"Quand on donne une estimation de surfaces affectées, certaines parcelles ne sont pas du tout abimées et d'autres le seront à 100%, mais il faut un bon mois et demi pour commencer à mesurer les conséquences et trois mois pour les constater avec certitude". Ainsi, "7.000 à 7.500 ha de vignes du vignoble charentais ont été impactés par la grêle; 1.600 ha de Médoc; 5.000 ha en Bourgogne de Côtes de Beaune, Côte de Nuits, Nord-Maconnais et Côte chalonnaise; et dernièrement 12.000 à 15.000 ha dans l'Aude et un peu dans l'Hérault" a détaillé M. Janvier. En outre, en Languedoc-Roussillon, dernière région affectée, "la grêle a touché certains pépiniéristes avec des conséquences possibles sur les cépages disponibles l'an prochain" selon Anne Haller. Dans cette région, "l'ampleur des dégâts estimés est équivalente à ceux observés dans le Bordelais en 2013", a noté Philippe Janvier. Les conditions climatiques avaient sévèrement impacté le millésime 2013 en Bordeaux.

Source Avec AFP

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